L’ENIGME DE LA SEMAINE
D’AUSTRALIE
Des cinq variétés ci-dessous, l’une n’est pas originaire d’Australie. Laquelle ?
· AURA LIGHT
· CARABET ROYALE
· HELEN DAWN
· PENCHANT
· PINNACLE
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
L’AFRIQUE
NIGERIAN RASPBERRY est un iris « broken colors » alors que les autres sont des « selfs ».
28.2.04
JE T’AIME
J’avais pensé publier cette fiche généalogique à l’occasion de la St Valentin, mais …j’ai oublié ! Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, je vais tout de même employer ces mots puisqu’il s’agit du nom d’une variété particulièrement réussie, en blanc immaculé seulement teinté d’abricot aux épaules, de part et d’autre d’une barbe corail clair. Elle a été enregistrée en 1994 par Lily Gartman, obtentrice douée mais trop tôt disparue. Il est rare que le pedigree d’un iris soit facile à décrypter. Mais dans le cas présent on est en présence d’un arbre généalogique que l’on peut reconstituer au moins jusqu’à la sixième génération, sans problème.
L’arbre généalogique d’un iris, c’est un peu comme le tableau final d’un tournoi de tennis : à chaque tour on élimine 50% de participants et il ne reste qu’un nom, à la fin. Pour JE T’AIME on peut remonter jusqu’au 32eme de finale. Cela fait en principe 64 noms, 64 variétés à identifier et classer. Cette fois on peut compter sur 38 noms, les autres places sont occupées par des semis non dénommés et, par quatre fois, par un point d’interrogation parce que les enregistrements ne donnent pas toujours le détail de certaines origines. Ce serait un peu fastidieux d’énumérer tous ces noms, et cela n’éclairerait pas forcément sur la progression des croisements jusqu’au but finalement atteint. Disons qu’on trouve dans ce large panel des variétés blanches, blanches à barbes rouges, jaunes, bleu, bleu à barbes rouges, violettes, orchidée, chamois, et orange ou abricot ! Un beau mélange, mais aucun plicata, aucun bicolore, aucun variegata. Bien entendu le beau monde des années 50/60 est là :ARCTIC FLAME (Fay 60) pour les blancs à barbes rouges, de même que son aîné FLEETA (Fay 56). Chez les bleus et violets il y a ALLEGIANCE (Cook 57 – DM 64), PACIFIC PANORAMA (N. Sexton 60 – DM 65) ou MARQUESAN SKIES (Blocher 67). Pour les roses orchidée on trouve MARY RANDALL (Fay 50), MAY HALL (Hall 52) et l’inévitable PONDEROSA (Ghio 68). Pour le jaune, ce sont DENVER MINT (Knopf 62), NEW MOON (N. Sexton 68 – DM 73) et CREAM TAFFETA (Rudolph 70). Pour l’orangé ce sont GLITTERING AMBER (Hamblen 55) et ORANGE CHARIOT (Fay 62), et pour le brun OLYMPIC TORCH (Schreiner 56).
Le niveau suivant – les 16eme de finale – laisse encore un grand choix de coloris, même si le jaune domine. MOON CREST (Rudolph 63), YELLOW CHIFFON (Rudolph 65), chacun deux fois, PEACE OFFERING (Ghio 72) et NEW MOON (N. Sexton 68 – DM 73) sont là pour en témoigner. Mais on trouve aussi le rose de SHOW TIME (Ghio 71) et d’YVONNE BURT (Blocher 70), le violet de SKYWATCH (Benson 64 – DM 70), l’ambre de TASTE OF HONEY (Schreiner 66), l’orange de CHINESE CORAL (Fay 60), et le bleu tendre à barbes rouges d’ACTRESS (Keppel 76).
Le choix se resserre au niveau des 8eme de finale. Jaune, crème, vieil or, orange, sont les couleurs qui ressortent, avec CREAM TAFFETA (Rudolph 70), deux fois, CRYSTAL DAWN (Rudolph 75), WEST COAST (Knopf 68), RADIANT LIGHT (Fay 63). On ne voit pas où l’on va, mais les choses vont se préciser en quart de finale. Il reste alors huit variétés en course et on peut citer leurs noms : CARVED CAMEO (Rudolph 72), pétales rose chair sur sépales ivoire, présent par deux fois ; SATIN GLASS (Blocher 77), bleu lavande ; SOAP OPERA (Ghio 82), chamois sur mauve liseré chamois ; OLD FLAME (Ghio 75), blanc liseré crème ; ENTOURAGE (Ghio 75), vieux rose. Les autres sont des semis non dénommés. En demi-finale il ne reste plus que CLASSICO (Gartman 84) issu de CARVED CAMEO X SATIN GLASS, iris crème rosé uni ; un semis de SOAP OPERA ; CREME DE CREME (Ghio 78), iris crème, issu de OLD FLAME croisé avec un semis ambré de HI-TOP (Knocke 71), lui même provenant de TASTE OF HONEY ; SMOOTH TALK (Gartman 82), abricot léger, issu de CARVED CAMEO X ENTOURAGE. Les deux premiers cités ont donné naissance à CRITIC’S CHOICE (Gartman 88), qui est jaune à cœur blanc. Les deux autres ont engendré STATUS SEEKER (Gartman 82), un rose corail pâle uni. Nous voilà en finale. Le résultat est donc JE T’AIME (Gartman 94) dont on peut dire qu’il tient ses traits avant tout de sa « mère », dont on retrouve le rose-abricot autour des barbes, mais dont la forme de la fleur est plutôt héritée de CRITIC’S CHOICE, tout à fait remarquable sur ce point. On peut peut-être s’étonner du coloris général blanc alors que cette couleur n’apparaît que chez OLD FLAME, à la troisième génération, et, encore, influencé de jaune. Mais n’oublions pas que tout à fait à l’origine il y a les meilleurs blancs qui ont pour noms SNOW FLURRY, NEW SNOW ou HENRY SHAW…
Tel qu’il est, JE T’AIME est un iris bien joli, au pedigree flatteur, qui apporte à ceux qui peuvent l’admirer chaque printemps, tout l’éclat que l’on attend d’un iris blanc : un de ceux dont on se dit, en voyant la fleur se faner et s’effondrer sur elle-même, « Quel dommage ! »
J’avais pensé publier cette fiche généalogique à l’occasion de la St Valentin, mais …j’ai oublié ! Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, je vais tout de même employer ces mots puisqu’il s’agit du nom d’une variété particulièrement réussie, en blanc immaculé seulement teinté d’abricot aux épaules, de part et d’autre d’une barbe corail clair. Elle a été enregistrée en 1994 par Lily Gartman, obtentrice douée mais trop tôt disparue. Il est rare que le pedigree d’un iris soit facile à décrypter. Mais dans le cas présent on est en présence d’un arbre généalogique que l’on peut reconstituer au moins jusqu’à la sixième génération, sans problème.
L’arbre généalogique d’un iris, c’est un peu comme le tableau final d’un tournoi de tennis : à chaque tour on élimine 50% de participants et il ne reste qu’un nom, à la fin. Pour JE T’AIME on peut remonter jusqu’au 32eme de finale. Cela fait en principe 64 noms, 64 variétés à identifier et classer. Cette fois on peut compter sur 38 noms, les autres places sont occupées par des semis non dénommés et, par quatre fois, par un point d’interrogation parce que les enregistrements ne donnent pas toujours le détail de certaines origines. Ce serait un peu fastidieux d’énumérer tous ces noms, et cela n’éclairerait pas forcément sur la progression des croisements jusqu’au but finalement atteint. Disons qu’on trouve dans ce large panel des variétés blanches, blanches à barbes rouges, jaunes, bleu, bleu à barbes rouges, violettes, orchidée, chamois, et orange ou abricot ! Un beau mélange, mais aucun plicata, aucun bicolore, aucun variegata. Bien entendu le beau monde des années 50/60 est là :ARCTIC FLAME (Fay 60) pour les blancs à barbes rouges, de même que son aîné FLEETA (Fay 56). Chez les bleus et violets il y a ALLEGIANCE (Cook 57 – DM 64), PACIFIC PANORAMA (N. Sexton 60 – DM 65) ou MARQUESAN SKIES (Blocher 67). Pour les roses orchidée on trouve MARY RANDALL (Fay 50), MAY HALL (Hall 52) et l’inévitable PONDEROSA (Ghio 68). Pour le jaune, ce sont DENVER MINT (Knopf 62), NEW MOON (N. Sexton 68 – DM 73) et CREAM TAFFETA (Rudolph 70). Pour l’orangé ce sont GLITTERING AMBER (Hamblen 55) et ORANGE CHARIOT (Fay 62), et pour le brun OLYMPIC TORCH (Schreiner 56).
Le niveau suivant – les 16eme de finale – laisse encore un grand choix de coloris, même si le jaune domine. MOON CREST (Rudolph 63), YELLOW CHIFFON (Rudolph 65), chacun deux fois, PEACE OFFERING (Ghio 72) et NEW MOON (N. Sexton 68 – DM 73) sont là pour en témoigner. Mais on trouve aussi le rose de SHOW TIME (Ghio 71) et d’YVONNE BURT (Blocher 70), le violet de SKYWATCH (Benson 64 – DM 70), l’ambre de TASTE OF HONEY (Schreiner 66), l’orange de CHINESE CORAL (Fay 60), et le bleu tendre à barbes rouges d’ACTRESS (Keppel 76).
Le choix se resserre au niveau des 8eme de finale. Jaune, crème, vieil or, orange, sont les couleurs qui ressortent, avec CREAM TAFFETA (Rudolph 70), deux fois, CRYSTAL DAWN (Rudolph 75), WEST COAST (Knopf 68), RADIANT LIGHT (Fay 63). On ne voit pas où l’on va, mais les choses vont se préciser en quart de finale. Il reste alors huit variétés en course et on peut citer leurs noms : CARVED CAMEO (Rudolph 72), pétales rose chair sur sépales ivoire, présent par deux fois ; SATIN GLASS (Blocher 77), bleu lavande ; SOAP OPERA (Ghio 82), chamois sur mauve liseré chamois ; OLD FLAME (Ghio 75), blanc liseré crème ; ENTOURAGE (Ghio 75), vieux rose. Les autres sont des semis non dénommés. En demi-finale il ne reste plus que CLASSICO (Gartman 84) issu de CARVED CAMEO X SATIN GLASS, iris crème rosé uni ; un semis de SOAP OPERA ; CREME DE CREME (Ghio 78), iris crème, issu de OLD FLAME croisé avec un semis ambré de HI-TOP (Knocke 71), lui même provenant de TASTE OF HONEY ; SMOOTH TALK (Gartman 82), abricot léger, issu de CARVED CAMEO X ENTOURAGE. Les deux premiers cités ont donné naissance à CRITIC’S CHOICE (Gartman 88), qui est jaune à cœur blanc. Les deux autres ont engendré STATUS SEEKER (Gartman 82), un rose corail pâle uni. Nous voilà en finale. Le résultat est donc JE T’AIME (Gartman 94) dont on peut dire qu’il tient ses traits avant tout de sa « mère », dont on retrouve le rose-abricot autour des barbes, mais dont la forme de la fleur est plutôt héritée de CRITIC’S CHOICE, tout à fait remarquable sur ce point. On peut peut-être s’étonner du coloris général blanc alors que cette couleur n’apparaît que chez OLD FLAME, à la troisième génération, et, encore, influencé de jaune. Mais n’oublions pas que tout à fait à l’origine il y a les meilleurs blancs qui ont pour noms SNOW FLURRY, NEW SNOW ou HENRY SHAW…
Tel qu’il est, JE T’AIME est un iris bien joli, au pedigree flatteur, qui apporte à ceux qui peuvent l’admirer chaque printemps, tout l’éclat que l’on attend d’un iris blanc : un de ceux dont on se dit, en voyant la fleur se faner et s’effondrer sur elle-même, « Quel dommage ! »
19.2.04
L’ENIGME DE LA SEMAINE
L’AFRIQUE
Les caractéristiques d’une de ces cinq variétés ne correspondent pas à celles des quatre autres. Laquelle ?
· AFRICAN QUEEN
· ETHIOP’S QUEEN
· NIGERIAN RASPBERRY
· SWAZI PRINCESS
· VICTORIA FALLS
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
ORIENT EXPRESS est le nom d’un train européen fameux. Les autres noms ont une connotation véritablement orientale.
L’AFRIQUE
Les caractéristiques d’une de ces cinq variétés ne correspondent pas à celles des quatre autres. Laquelle ?
· AFRICAN QUEEN
· ETHIOP’S QUEEN
· NIGERIAN RASPBERRY
· SWAZI PRINCESS
· VICTORIA FALLS
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
ORIENT EXPRESS est le nom d’un train européen fameux. Les autres noms ont une connotation véritablement orientale.
MARY DUNN
Ci-dessus, je parlais d’une des grandes dames des iris de la fin du dernier siècle, Opal L. Brown ; aujourd’hui j’évoquerai une autre des ces célèbres obtentrices, dont le nom est connu du monde entier, et dont nos jardins recèlent bien des œuvres. Elle s’appelait Mary Dunn. Elle est décédée en 1997, à 67 ans.
C’est en 1957, après son mariage avec Robert Dunn, qu’elle a commencé à s’adonner à l’hybridation, se faisant rapidement un nom dans le microcosme des iris. Encouragée par Carl Quadros, elle s’est mise à cultiver toutes sortes d’iris, se consacrant en particulier aux grands iris barbus et aux iris de Louisiane. Elle est sans doute plus connue chez nous pour ses TB, mais ce sont les iris de Louisiane qui lui ont apporté les plus belles récompenses. Par deux fois des cultivars issus de ses semis ont enlevé la Debaillon Medal, la plus haute récompense pour ce type de plante : RHETT, l’a emporté en 1991 (et c’est bien qu’un iris faisant allusion au célèbre « Autant en emporte le vent » ait ainsi été mis au premier plan) ; en 1992, ce fut au tour de BAJAZZO d’être pareillement couronné. Du côté des grands iris, c’est le joli CITY LIGHTS (91) qui, en 1997, a tutoyé la Wister Medal : il en faut souvent peu pour qu’une variété rate la plus haute marche d’un podium.
En quarante ans Mary Dunn a donné au monde des iris un grand choix de variétés méritantes, dont un certain nombre de valeureux plicatas. Pour n’en citer que quelques-uns, commercialisés et appréciés chez nous, parlons de HIGH FALUTIN (84), d’un joli lilas rosé, MOMENTUM (86), plicata indigo, fils de SPINNING WHEEL auquel il ressemble, CRUZIN (87), indigo marbré de blanc, ROYALIST (87), bitone violet, descendant de MYSTIQUE, DIVINE (88), lavande et prune, cousin du précédent, PATTERNS (88), superbe plicata prune, OBA-OBA (92), plicata magenta. Pour terminer il faut aussi parler de ZANY (88), blanc barbouillé d’indigo, une autre approche du type « broken colors ».
Mary Dunn, morte bien trop tôt, a laissé un grand vide dans le cœur de ses amis. Mais ceux-ci ne l’ont pas oubliée : en 2002 Joë Ghio a encore enregistré six iris de Louisiane qu’elle avait sélectionné. Par delà la tombe, elle est encore parmi nous.
Ci-dessus, je parlais d’une des grandes dames des iris de la fin du dernier siècle, Opal L. Brown ; aujourd’hui j’évoquerai une autre des ces célèbres obtentrices, dont le nom est connu du monde entier, et dont nos jardins recèlent bien des œuvres. Elle s’appelait Mary Dunn. Elle est décédée en 1997, à 67 ans.
C’est en 1957, après son mariage avec Robert Dunn, qu’elle a commencé à s’adonner à l’hybridation, se faisant rapidement un nom dans le microcosme des iris. Encouragée par Carl Quadros, elle s’est mise à cultiver toutes sortes d’iris, se consacrant en particulier aux grands iris barbus et aux iris de Louisiane. Elle est sans doute plus connue chez nous pour ses TB, mais ce sont les iris de Louisiane qui lui ont apporté les plus belles récompenses. Par deux fois des cultivars issus de ses semis ont enlevé la Debaillon Medal, la plus haute récompense pour ce type de plante : RHETT, l’a emporté en 1991 (et c’est bien qu’un iris faisant allusion au célèbre « Autant en emporte le vent » ait ainsi été mis au premier plan) ; en 1992, ce fut au tour de BAJAZZO d’être pareillement couronné. Du côté des grands iris, c’est le joli CITY LIGHTS (91) qui, en 1997, a tutoyé la Wister Medal : il en faut souvent peu pour qu’une variété rate la plus haute marche d’un podium.
En quarante ans Mary Dunn a donné au monde des iris un grand choix de variétés méritantes, dont un certain nombre de valeureux plicatas. Pour n’en citer que quelques-uns, commercialisés et appréciés chez nous, parlons de HIGH FALUTIN (84), d’un joli lilas rosé, MOMENTUM (86), plicata indigo, fils de SPINNING WHEEL auquel il ressemble, CRUZIN (87), indigo marbré de blanc, ROYALIST (87), bitone violet, descendant de MYSTIQUE, DIVINE (88), lavande et prune, cousin du précédent, PATTERNS (88), superbe plicata prune, OBA-OBA (92), plicata magenta. Pour terminer il faut aussi parler de ZANY (88), blanc barbouillé d’indigo, une autre approche du type « broken colors ».
Mary Dunn, morte bien trop tôt, a laissé un grand vide dans le cœur de ses amis. Mais ceux-ci ne l’ont pas oubliée : en 2002 Joë Ghio a encore enregistré six iris de Louisiane qu’elle avait sélectionné. Par delà la tombe, elle est encore parmi nous.
OPAL LOUISE BROWN
Au cours du dernier demi-siècle, qui fut peut-être l’âge d’or de l’hybridation des iris, quelques dames se sont particulièrement distinguées. J’ai déjà parlé de Melba Hamblen, aujourd’hui mon propos ira à Opal Brown, qui nous a quittés à 84 ans, en 1998.
Quand on lui demandait pourquoi elle avait choisi d’hybrider des iris, elle répondait : « J’ai juste voulu essayer ». Et elle avait effectivement essayé dès la fin des années 40, à Marysville, dans l’Etat de Washington où elle s’était installée après son mariage en 1936. Elle y a tellement pris goût qu’elle est allée ouvrir une pépinière d’iris, Sunnyhill Gardens, à Walla-Walla, au cœur des Montagnes Rocheuses, en 1948. Par la suite elle a transféré son exploitation plus au sud, à Milton Freewater, dans l’Etat d’Oregon, où elle s’installa en 1970.
Sa carrière d’obtentrice avait commencé par un coup d’éclat : la première variété qu’elle a enregistrée, ALTAR LIGHT (54) a d’emblée obtenu le Premio Firenze (l’ancêtre du Fiorino d’Oro que nous connaissons aujourd’hui) en 1956 ! Ce fut le point de départ d’une longue et fructueuse carrière d’hybrideur (peut-on dire d’hybridrice ou d’hybrideuse ?) qui s’est prolongée post mortem puisque Paul Black enregistrait encore en 2002 des variétés obtenues par elle. Au delà de ses quatorze Awards of Merit et de ses 90 Honorable Mentions, ses iris ont été plusieurs fois honorés au plus haut niveau. WINTER OLYMPICS (63) a décroché la Dykes Medal en 1967, alors que deux ans plus tôt son iris de bordure BAYADERE (62) avait été récompensé de la Knowlton Medal. Par la suite BLUE LUSTER (73), puis QUEEN OF HEARTS (74) ont été l’un et l’autre à deux doigts de recevoir à leur tour la DM. BLUE LUSTER a reçu des amateurs un accueil chaleureux et s’est tenu pendant vingt ans parmi les cent iris préférés des Américains. Enfin notons que ROSE CARESS (77) a été spécialement apprécié en Grande Bretagne où il a obtenu une récompense de la Royal Horticultural Society et de la British Iris Society.
En France les variétés signées O. Brown les plus appréciées sont peut-être PIPES OF PAN (63), très recherché par les hybrideurs des années 70, BARCELONA (67), brillant bicolore, fils du précédent, BUFFY (69), FAITH AS THIS (70), BOLD ACCENT (78), le jaune BIG DIPPER (81), et le rose MING ROSE (84), tandis que GENIALITY (81), splendide mauve lilas très frisé, a connu une certaine gloire comme géniteur d’iris aux pétales bordés de dentelle.
Il n’est pas donné à tout le monde de se tenir au premier rang pendant une cinquantaine d’années. Cela n’arrive qu’aux meilleurs et on peut dire qu’Opal Brown faisait bien partie de cette élite.
Au cours du dernier demi-siècle, qui fut peut-être l’âge d’or de l’hybridation des iris, quelques dames se sont particulièrement distinguées. J’ai déjà parlé de Melba Hamblen, aujourd’hui mon propos ira à Opal Brown, qui nous a quittés à 84 ans, en 1998.
Quand on lui demandait pourquoi elle avait choisi d’hybrider des iris, elle répondait : « J’ai juste voulu essayer ». Et elle avait effectivement essayé dès la fin des années 40, à Marysville, dans l’Etat de Washington où elle s’était installée après son mariage en 1936. Elle y a tellement pris goût qu’elle est allée ouvrir une pépinière d’iris, Sunnyhill Gardens, à Walla-Walla, au cœur des Montagnes Rocheuses, en 1948. Par la suite elle a transféré son exploitation plus au sud, à Milton Freewater, dans l’Etat d’Oregon, où elle s’installa en 1970.
Sa carrière d’obtentrice avait commencé par un coup d’éclat : la première variété qu’elle a enregistrée, ALTAR LIGHT (54) a d’emblée obtenu le Premio Firenze (l’ancêtre du Fiorino d’Oro que nous connaissons aujourd’hui) en 1956 ! Ce fut le point de départ d’une longue et fructueuse carrière d’hybrideur (peut-on dire d’hybridrice ou d’hybrideuse ?) qui s’est prolongée post mortem puisque Paul Black enregistrait encore en 2002 des variétés obtenues par elle. Au delà de ses quatorze Awards of Merit et de ses 90 Honorable Mentions, ses iris ont été plusieurs fois honorés au plus haut niveau. WINTER OLYMPICS (63) a décroché la Dykes Medal en 1967, alors que deux ans plus tôt son iris de bordure BAYADERE (62) avait été récompensé de la Knowlton Medal. Par la suite BLUE LUSTER (73), puis QUEEN OF HEARTS (74) ont été l’un et l’autre à deux doigts de recevoir à leur tour la DM. BLUE LUSTER a reçu des amateurs un accueil chaleureux et s’est tenu pendant vingt ans parmi les cent iris préférés des Américains. Enfin notons que ROSE CARESS (77) a été spécialement apprécié en Grande Bretagne où il a obtenu une récompense de la Royal Horticultural Society et de la British Iris Society.
En France les variétés signées O. Brown les plus appréciées sont peut-être PIPES OF PAN (63), très recherché par les hybrideurs des années 70, BARCELONA (67), brillant bicolore, fils du précédent, BUFFY (69), FAITH AS THIS (70), BOLD ACCENT (78), le jaune BIG DIPPER (81), et le rose MING ROSE (84), tandis que GENIALITY (81), splendide mauve lilas très frisé, a connu une certaine gloire comme géniteur d’iris aux pétales bordés de dentelle.
Il n’est pas donné à tout le monde de se tenir au premier rang pendant une cinquantaine d’années. Cela n’arrive qu’aux meilleurs et on peut dire qu’Opal Brown faisait bien partie de cette élite.
14.2.04
L’ENIGME DE LA SEMAINE
VERS L’ORIENT
Parmi les cinq noms de variétés ci-dessous, il en est un qui ne fait pas allusion à la même chose que les quatre autres. Laquelle ?
· ARABI PASHA
· ARABIAN TAPESTRY
· MOROCCO
· ORIENT EXPRESS
· SULTAN’S PALACE
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
TOUCHÉ est un iris bicolore rose et mauve. Les autres variétés sont des « selfs ».
VERS L’ORIENT
Parmi les cinq noms de variétés ci-dessous, il en est un qui ne fait pas allusion à la même chose que les quatre autres. Laquelle ?
· ARABI PASHA
· ARABIAN TAPESTRY
· MOROCCO
· ORIENT EXPRESS
· SULTAN’S PALACE
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
TOUCHÉ est un iris bicolore rose et mauve. Les autres variétés sont des « selfs ».
ÇA, C’EST PARIS !
La ville de Paris est, aux yeux des étrangers, associé aux idées de plaisir, de luxe et de fantaisie. Il n’est donc pas étonnant que les obtenteurs d’iris, américains et australiens, aient souvent choisi pour leurs variétés des noms où figure le mot « Paris ». J’ai donc fait un petit voyage dans ce Paris des iris, un voyage gai et froufroutant, comme il se doit.
Visiblement l’obtenteur australien Barry Blyth est particulièrement inspiré par la ville lumière et les petites femmes de Paris. PARIS KISS (Blyth B. 84) est sa première évocation de notre capitale. Ce baiser parisien est d’un rose très léger, avec barbes blanches. La fleur est toute douceur et tendresse. L’aventure parisienne se poursuit avec LETTER FROM PARIS (Blyth B. 97). C’est une lettre doucement parfumée, reçue à Melbourne ; une lettre rose dragée, pointée de blanc qui semble remémorer une amourette de vacances attendrissante et un peu nostalgique. Une suite à l’aventure précédente ? COME TO PARIS (Blyth B. 98) paraît bien être une invitation à aller plus loin, si affinités. Une invitation en bleu lavande et blanc, à peine teinté d’abricot, bref une garantie de bonheur !
Blanc avec une pointe de bleu, c’est comme ça que James McWhirter a vu CITY OF PARIS (94). Il n’est pas le seul à donner à Paris une teinte bleu pastel. Robert Dunn, avec PARIS BLUES (90), a fait de même, tandis que chez Schreiner, le bleu est un peu plus vif pour PARISIAN BLUE (64). Clifford Benson, lui qui était autant musicien qu’amateur d’iris, n’était pas loin de voir Paris du même œil : PARIS OPERA (69) est une variété mauve tendre. Le mauve, au plutôt le lilas rosé, est également présent dans l’amoena inversé PARIS FASHION (Keppel 2003). Mais on revient au rose, une couleur décidément bien parisienne, avec APRIL IN PARIS (Vernon Wood 92), un des plus beaux roses de ce spécialiste. Rose encore, mais teinté d’amarante, pour PARIS ORIGINAL (Ghio 81), une fleur toute tourmentée comme un chagrin d’amour.
Pour Neva Sexton, le soir de Paris est d’un ton grenat, du moins dans la fleur de EVENING IN PARIS (76) ; d’ailleurs c’est aussi de cette couleur que les Schreiner le voient puisque c’est la parure de leur PARIS LIGHTS (72).
Et les Français ? Comment voient-ils leur capitale lorsqu’ils lui consacrent un iris ? Les avis sont très partagés ! Anfosso penche pour le rose tendre avec son PARIS-PARIS (95), une de ses dernières créations, délicieusement dentelée, tandis que Richard Cayeux pense davantage aux Champs-Élysées et au 14 juillet puisque son PARISIEN (94) fait partie de sa série bleu blanc rouge, tout comme le très chauvin VIVE LA FRANCE (91).
Ainsi Paris, c’est d’abord les bouillonnés de dentelle rose et les lilas du mois de mai (ou d’avril !), avant de prendre la cocarde tricolore pour emblème ! Et vous, mes lecteurs, comment voyez-vous votre Paris ?
La ville de Paris est, aux yeux des étrangers, associé aux idées de plaisir, de luxe et de fantaisie. Il n’est donc pas étonnant que les obtenteurs d’iris, américains et australiens, aient souvent choisi pour leurs variétés des noms où figure le mot « Paris ». J’ai donc fait un petit voyage dans ce Paris des iris, un voyage gai et froufroutant, comme il se doit.
Visiblement l’obtenteur australien Barry Blyth est particulièrement inspiré par la ville lumière et les petites femmes de Paris. PARIS KISS (Blyth B. 84) est sa première évocation de notre capitale. Ce baiser parisien est d’un rose très léger, avec barbes blanches. La fleur est toute douceur et tendresse. L’aventure parisienne se poursuit avec LETTER FROM PARIS (Blyth B. 97). C’est une lettre doucement parfumée, reçue à Melbourne ; une lettre rose dragée, pointée de blanc qui semble remémorer une amourette de vacances attendrissante et un peu nostalgique. Une suite à l’aventure précédente ? COME TO PARIS (Blyth B. 98) paraît bien être une invitation à aller plus loin, si affinités. Une invitation en bleu lavande et blanc, à peine teinté d’abricot, bref une garantie de bonheur !
Blanc avec une pointe de bleu, c’est comme ça que James McWhirter a vu CITY OF PARIS (94). Il n’est pas le seul à donner à Paris une teinte bleu pastel. Robert Dunn, avec PARIS BLUES (90), a fait de même, tandis que chez Schreiner, le bleu est un peu plus vif pour PARISIAN BLUE (64). Clifford Benson, lui qui était autant musicien qu’amateur d’iris, n’était pas loin de voir Paris du même œil : PARIS OPERA (69) est une variété mauve tendre. Le mauve, au plutôt le lilas rosé, est également présent dans l’amoena inversé PARIS FASHION (Keppel 2003). Mais on revient au rose, une couleur décidément bien parisienne, avec APRIL IN PARIS (Vernon Wood 92), un des plus beaux roses de ce spécialiste. Rose encore, mais teinté d’amarante, pour PARIS ORIGINAL (Ghio 81), une fleur toute tourmentée comme un chagrin d’amour.
Pour Neva Sexton, le soir de Paris est d’un ton grenat, du moins dans la fleur de EVENING IN PARIS (76) ; d’ailleurs c’est aussi de cette couleur que les Schreiner le voient puisque c’est la parure de leur PARIS LIGHTS (72).
Et les Français ? Comment voient-ils leur capitale lorsqu’ils lui consacrent un iris ? Les avis sont très partagés ! Anfosso penche pour le rose tendre avec son PARIS-PARIS (95), une de ses dernières créations, délicieusement dentelée, tandis que Richard Cayeux pense davantage aux Champs-Élysées et au 14 juillet puisque son PARISIEN (94) fait partie de sa série bleu blanc rouge, tout comme le très chauvin VIVE LA FRANCE (91).
Ainsi Paris, c’est d’abord les bouillonnés de dentelle rose et les lilas du mois de mai (ou d’avril !), avant de prendre la cocarde tricolore pour emblème ! Et vous, mes lecteurs, comment voyez-vous votre Paris ?
5.2.04
L’ENIGME DE LA SEMAINE
LES CINQ SENS
Les caractéristiques d’une de ces cinq variétés ne correspondent pas à celles des quatre autres. Laquelle ?
· HILLTOP VIEW
· SCENTED NUTMEG
· SILENCE
· TASTE OF HONEY
· TOUCHÉ
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
FALL OF EAGLES ne fait pas allusion à une saison, mais à, littéralement :la chute des aigles.
LES CINQ SENS
Les caractéristiques d’une de ces cinq variétés ne correspondent pas à celles des quatre autres. Laquelle ?
· HILLTOP VIEW
· SCENTED NUTMEG
· SILENCE
· TASTE OF HONEY
· TOUCHÉ
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
FALL OF EAGLES ne fait pas allusion à une saison, mais à, littéralement :la chute des aigles.
HAÏKU
Le haïku est un genre poétique japonais, très apprécié, et qui répond à des règles rigoureuses, comme, par exemple, d’être composé de trois vers, courts, exprimant une image, un sentiment qui émeut ou surprend. Voici un authentique haïku japonais, que Clarence Mahan a traduit et publié dans le bulletin de l’AIS. Il affirme que s’il nous paraît un peu choquant, c’est par un reste de pudibonderie victorienne. J’en ai fait l’adaptation française.
Le merle effrayé qui s’envole
Et le bel iris bleu
Éclaboussé de fiente blanche.
Serait-ce ce qui est arrivé au fameux BATIK ?
Le haïku est un genre poétique japonais, très apprécié, et qui répond à des règles rigoureuses, comme, par exemple, d’être composé de trois vers, courts, exprimant une image, un sentiment qui émeut ou surprend. Voici un authentique haïku japonais, que Clarence Mahan a traduit et publié dans le bulletin de l’AIS. Il affirme que s’il nous paraît un peu choquant, c’est par un reste de pudibonderie victorienne. J’en ai fait l’adaptation française.
Le merle effrayé qui s’envole
Et le bel iris bleu
Éclaboussé de fiente blanche.
Serait-ce ce qui est arrivé au fameux BATIK ?
BATEAU IVRE
Ou comment l’iris devint gris
Je l’ai déjà dit : les iris gris sont rares. Ils n’ont pas vraiment déchaîné l’enthousiasme des obtenteurs jusqu’à maintenant. S’il en est qui ont été sélectionnés, c’est plutôt par le fait d’un hasard que celui d’une recherche systématique. Cependant il est des croisements dont il n’est pas extravagant d’imaginer qu’ils peuvent donner des rejetons gris. Prenons le cas de BATEAU IVRE (Anfosso 82).
Les parents de cette variétés sont, côté femelle, TOUCHÉ (M. Hamblen 66), et côté mâle GYPSY PRINCE (M. Hamblen 74). Le premier est un bicolore rose et mauve à barbes oranges, le second un variegata moutarde et indigo, aux sépales cernés de brun. Le ton bleu-gris de BATEAU IVRE est en fait une combinaison des couleurs de ses deux parents. Ses pétales sont d’un gris rosé qui rassemble les influences du rose de TOUCHÉ et du jaune fumé de GYPSY PRINCE. Ses sépales ont une dominante mauve grisé, une flamme bleu-indigo descend des barbes vers le bord ; Elle a la teinte du cœur des sépales de GYPSY PRINCE. L’ensemble fait effectivement très gris, sans tristesse du fait de la flamme plutôt vive.
La teinte grise résulte d’une superposition de pigments : le pigment jaune, et rose, soluble dans l’huile qui est installé dans les cellules, et le pigment bleu, et violet, qui imprègne le liquide interstitiel. Le reste est une question de dosage : quand le jaune s’estompe, le bleu domine ; quand le bleu est rare, le jaune (ou le rose) prend le dessus ; il arrive qu’ils fassent match nul, ou presque. C’est pourquoi il faut une forte dose de chance pour que le résultat final soit d’un beau gris à peu près uniforme.
Les deux parents de BATEAU IVRE ont beaucoup de points communs. On peut même dire qu’ils sont cousins. En effet GYPSY PRINCE est issu d’un frère de semis de TOUCHÉ et du célèbre CAMBODIA (Babson 63) qui est un iris aux couleurs fortement assombries : bronze pour les pétales, jaune-vert olive pour les sépales avec une tache violette au cœur. Ce CAMBODIA a eu de nombreux descendants sombres eux aussi, comme l’autre gris GHOST STORY (Ghio 75), SAND AND SEA (Jones 74), bronze et bleu, VALVERDE (Plough 76), tilleul avec spot bleu, ou SANSEVERINA (Anfosso 81), très voisin de GYPSY PRINCE, dont il est très proche cousin. J’ai déjà parlé de TOUCHÉ dans une chronique consacrée au bicolore ADVENTURESS. Je disais : « TOUCHÉ est décrit comme ayant des pétales roses, infus de bleu-violet, des sépales bleu-violet, et des barbes mandarines » et j’ajoutais que « les pétales ont un reflet fumé et qu’un film bleu drape le centre des sépales. » Dans cette description, le gris n’est pas loin ! Dans ses ascendants TOUCHÉ compte, outre le bicolore LILAC CHAMPAGNE (Hamblen 65), tout ce qu’il y a de mieux parmi les iris de base des variétés modernes : WHOLE CLOTH, RIPPLING WATERS, MELODRAMA, PALOMINO, GREAT LAKES, HELEN McGREGOR… Lui-même et ses descendants ont cette qualité de fleur qui dénote une noble origine, même si, chez moi, BATEAU IVRE s’est toujours montré extrêmement capricieux dans sa floraison.
A ma connaissance, BATEAU IVRE n’a pas eu une longue descendance (toujours le peu d’intérêt des obtenteurs pour le gris !). La famille Anfosso l’a croisé avec MISTY DAWN (Hamblen 72), un autre bicolore rose et violet issu de LILAC CHAMPAGNE et WHOLE CLOTH, et en a obtenu trois variétés intéressantes, toutes trois très originales : le superbe CITOYEN (89), CARAMEL (85) et OPIUM (84). A noter que les descendants connus de CITOYEN n’ont pas récupéré la couleur grise mais ont privilégié le côté jaune de la fleur ; quant à OPIUM, il a essentiellement été utilisé par Lawrence Ransom, mais seul OLOROSO (2000) a quelque peu retrouvé les effets fumés de son aïeul. Le gris n’est décidément pas une couleur facile ! Et, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le fait d’être « ivre » ne prédispose pas forcément à devenir « gris » !
Ou comment l’iris devint gris
Je l’ai déjà dit : les iris gris sont rares. Ils n’ont pas vraiment déchaîné l’enthousiasme des obtenteurs jusqu’à maintenant. S’il en est qui ont été sélectionnés, c’est plutôt par le fait d’un hasard que celui d’une recherche systématique. Cependant il est des croisements dont il n’est pas extravagant d’imaginer qu’ils peuvent donner des rejetons gris. Prenons le cas de BATEAU IVRE (Anfosso 82).
Les parents de cette variétés sont, côté femelle, TOUCHÉ (M. Hamblen 66), et côté mâle GYPSY PRINCE (M. Hamblen 74). Le premier est un bicolore rose et mauve à barbes oranges, le second un variegata moutarde et indigo, aux sépales cernés de brun. Le ton bleu-gris de BATEAU IVRE est en fait une combinaison des couleurs de ses deux parents. Ses pétales sont d’un gris rosé qui rassemble les influences du rose de TOUCHÉ et du jaune fumé de GYPSY PRINCE. Ses sépales ont une dominante mauve grisé, une flamme bleu-indigo descend des barbes vers le bord ; Elle a la teinte du cœur des sépales de GYPSY PRINCE. L’ensemble fait effectivement très gris, sans tristesse du fait de la flamme plutôt vive.
La teinte grise résulte d’une superposition de pigments : le pigment jaune, et rose, soluble dans l’huile qui est installé dans les cellules, et le pigment bleu, et violet, qui imprègne le liquide interstitiel. Le reste est une question de dosage : quand le jaune s’estompe, le bleu domine ; quand le bleu est rare, le jaune (ou le rose) prend le dessus ; il arrive qu’ils fassent match nul, ou presque. C’est pourquoi il faut une forte dose de chance pour que le résultat final soit d’un beau gris à peu près uniforme.
Les deux parents de BATEAU IVRE ont beaucoup de points communs. On peut même dire qu’ils sont cousins. En effet GYPSY PRINCE est issu d’un frère de semis de TOUCHÉ et du célèbre CAMBODIA (Babson 63) qui est un iris aux couleurs fortement assombries : bronze pour les pétales, jaune-vert olive pour les sépales avec une tache violette au cœur. Ce CAMBODIA a eu de nombreux descendants sombres eux aussi, comme l’autre gris GHOST STORY (Ghio 75), SAND AND SEA (Jones 74), bronze et bleu, VALVERDE (Plough 76), tilleul avec spot bleu, ou SANSEVERINA (Anfosso 81), très voisin de GYPSY PRINCE, dont il est très proche cousin. J’ai déjà parlé de TOUCHÉ dans une chronique consacrée au bicolore ADVENTURESS. Je disais : « TOUCHÉ est décrit comme ayant des pétales roses, infus de bleu-violet, des sépales bleu-violet, et des barbes mandarines » et j’ajoutais que « les pétales ont un reflet fumé et qu’un film bleu drape le centre des sépales. » Dans cette description, le gris n’est pas loin ! Dans ses ascendants TOUCHÉ compte, outre le bicolore LILAC CHAMPAGNE (Hamblen 65), tout ce qu’il y a de mieux parmi les iris de base des variétés modernes : WHOLE CLOTH, RIPPLING WATERS, MELODRAMA, PALOMINO, GREAT LAKES, HELEN McGREGOR… Lui-même et ses descendants ont cette qualité de fleur qui dénote une noble origine, même si, chez moi, BATEAU IVRE s’est toujours montré extrêmement capricieux dans sa floraison.
A ma connaissance, BATEAU IVRE n’a pas eu une longue descendance (toujours le peu d’intérêt des obtenteurs pour le gris !). La famille Anfosso l’a croisé avec MISTY DAWN (Hamblen 72), un autre bicolore rose et violet issu de LILAC CHAMPAGNE et WHOLE CLOTH, et en a obtenu trois variétés intéressantes, toutes trois très originales : le superbe CITOYEN (89), CARAMEL (85) et OPIUM (84). A noter que les descendants connus de CITOYEN n’ont pas récupéré la couleur grise mais ont privilégié le côté jaune de la fleur ; quant à OPIUM, il a essentiellement été utilisé par Lawrence Ransom, mais seul OLOROSO (2000) a quelque peu retrouvé les effets fumés de son aïeul. Le gris n’est décidément pas une couleur facile ! Et, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le fait d’être « ivre » ne prédispose pas forcément à devenir « gris » !
30.1.04
L’ENIGME DE LA SEMAINE
LES SAISONS
Parmi les cinq noms de variétés ci-dessous, il en est un qui ne fait pas allusion à la même chose que les quatre autres. Lequel ?
· AUTUMN LEAVES
· FALL OF EAGLES
· SPRING TIDINGS
· SUMMER SUNSHINE
· WINTERSCAPE
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
BELLE DE NUIT est une obtention de Richard Cayeux. Les autres sont des iris de la maison Anfosso.
LES SAISONS
Parmi les cinq noms de variétés ci-dessous, il en est un qui ne fait pas allusion à la même chose que les quatre autres. Lequel ?
· AUTUMN LEAVES
· FALL OF EAGLES
· SPRING TIDINGS
· SUMMER SUNSHINE
· WINTERSCAPE
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
BELLE DE NUIT est une obtention de Richard Cayeux. Les autres sont des iris de la maison Anfosso.
LES « DARK TOP » À LA FRANÇAISE
Dans la recherche d’iris amoenas inversés, en américain « dark top », les obtenteurs français ne sont pas en reste. Keith Keppel l’a bien dit : il y a beaucoup de progrès à faire en matière d’iris aux pétales foncés et aux sépales clairs, voire blancs, dans tous les mélanges de couleurs possibles. Lui-même s’est attelé à la tâche avec l’acharnement qu’on lui connaît, et il a proposé ces dernières années de superbes « dark top » (WISHFUL THINKING, FOGBOUND, CROWNED HEADS, ALPENVIEW…). Le mouvement qu’il a lancé et l’émulation qu’il a créée ont des répercussions jusque chez nous. Il faut s’en réjouir parce que cette recherche maintient notre pays à son rang dans le domaine de l’hybridation et nous procure des plantes spécialement intéressantes, qui devraient être rapidement disponibles dans le commerce.
C’est Michèle Bersillon qui, dans son petit jardin du Loiret, a croisé EDGE OF WINTER (Schreiner 83) et PLEDGE ALLEGIANCE (Schreiner 84). Elle a eu le bonheur d’obtenir deux variétés prometteuses, LUNE BLEUE (99) et CŒUR D’HIVER (2000). Le premier est décrit comme ayant des pétales lavande et des sépales blancs légèrement teintés lavande, tandis que le second se présente avec des pétales bleu lavande de clair à moyen, des veines plus sombres, et des sépales blancs touchés de bleu de part et d’autre des barbes.
Plus au sud, en Ardèche, Bernard Laporte a croisé HONKY TONK BLUES (Schreiner 88) et SPECIAL MOZART (Anfosso 91). Il a obtenu IRIADE (2003) qui a été spécialement remarqué ce printemps aux Jardins de Brocéliande à Bréal sous Montfort (35) lors des Iriades 2003. C’est un iris aux pétales bleu glycine s’assombrissant vers la base, et aux sépales d’un blanc crayeux à peine bleuté aux épaules.
En dehors du fait que ces trois variétés soient des plantes fort belles, il m’a paru intéressant de chercher à savoir si, malgré les apparences, elles avaient des ancêtres qui les rapprocheraient.
Pour LUNE BLEUE et CŒUR D’HIVER le caractère amoena inversé est apporté par EDGE OF WINTER qui se présente avec des pétales bleu lavande tendre et des sépales blancs à peine influencés de bleu, et des barbes blanches. On ne sait pas grand’ chose des ascendants d’EDGE OF WINTER car la firme Schreiner n’a pas jugé bon de donner le détail de ses origines au moment de son enregistrement. Tout au plus sait-on qu’il provient de BLUE FANTASY (Branch 58), un blanc bleuté issu de AIRY CHARM (Branch 54) et de WIDE WORLD (Cook 53), qui est une amorce d’amoena inversé avec des pétales bleu glycine clair et des sépales blanc bleuté. C’est à ce WIDE WORLD et à ses origines dans l’espèce I. imbricata qu’on doit l’aspect inversé d’EDGE OF WINTER. L’autre parent, PLEDGE ALLEGIANCE, a fourni le bleu plus intense et, surtout, la fleur richement ondulée qu’il doit lui-même à ses ancêtres NEPTUNE’S POOL (Moldovan 69) et REGAL RUFFLING (Reckamp 61) dans lequel sont réunis SNOW FLURRY (Rees 39), le père des iris ondulés, et CELESTIAL BLUE (Reckamp 52), descendant du bleu ciel de base, CAHOKIA (Faught 46).
IRIADE réunit deux variétés remarquables : HONKY TONK BLUES (Schreiner 88 – DM 95) et SPECIAL MOZART (Anfosso 91). C’est de ce côté, avant tout qu’il faut chercher le caractère amoena inversé puisque ce cultivar, sans être un « dark top » très typé, offre tout de même des pétales glycine plus sombres que les sépales. Il tient ces traits de SEA VENTURE (Jones 72), un véritable « dark top » aux pétales tendrement bleus et aux sépales qui, s’ils n’ont pas « la blancheur sanglotante des lys » comme disait Mallarmé, n’en sont pas moins plus clairs que les pétales. C’est normal : il est fils de AVIS (Varner 63) tenu pour l’un des points de départ des amoenas inversés. Du côté féminin, SPECIAL MOZART rassemble les gènes de MYSTIQUE (Ghio 75 – DM 80) et de FLAIR (Gatty 76), l’un bitone bleu vif, l’autre bleu clair. Il serait trop long de rebâtir l’arbre généalogique complexe de ces deux iris. Contentons-nous de dire qu’on y trouve le gratin des anciens : REHOBETH, NEW SNOW, SNOW FLURRY, CHIVALRY, CAHOKIA, SPANISH PEAKS, WHOLE CLOTH… Tous y sont et, notamment les incontournables CAHOKIA et SNOW FLURRY. HONKY TONK BLUES se situe à un extrémité d’une lignée de bleus qui comprend ADMIRAL BLUE (Schreiner 72), SAILOR’S DANCE (Schreiner 73), un frère de semis de ROYAL REGENCY (Schreiner 77) et …NEPTUNE’S POOL (Moldovan 69) ! Voilà le lien entre les deux familles ! Au demeurant cette variété n’est en rien un amoena inversé puisqu’elle se présente en bleu-violet uniforme, assez banal, mais la fleur est joliment ondulée.
Pour le reste il faut donc remonter assez loin dans les arbres respectifs de IRIADE et des deux variétés Bersillon pour trouver d’autres ancêtres communs. A vrai dire ces ancêtres là sont communs à la plupart des iris d’aujourd’hui et leur présence n’est pas significative.
Par des voies visiblement différentes, IRIADE, LUNE BLEUE et CŒUR D’HIVER sont parvenus à un résultat identique. L’hybridation offre encore des surprises. Maintenant il serait peut-être intéressant de tenter de réunir les deux approches par un mariage de IRIADE et de la lignée Bersillon. Déjà à eu lieu un croisement de CŒUR D’HIVER et de CROWNED HEADS dont Michèle Bersillon attend impatiemment le résultat. Ce CROWNED HEADS (Keppel 97) est déjà le fruit de IN REVERSE x HONKY TONK BLUES, et sous IN REVERSE (Gatty 93) il y a EDGE OF WINTER ! Il manque encore le rapprochement de l’origine ‘AVIS’ et de l’origine ‘I. imbricata’. Rien ne dit que ce rapprochement aboutirait à une nouvelle amélioration de l’effet « dark top », mais on peut l’espérer. En tout cas nous devrions avoir tout plein de jolis amoenas inversés français dans les années à venir.
Dans la recherche d’iris amoenas inversés, en américain « dark top », les obtenteurs français ne sont pas en reste. Keith Keppel l’a bien dit : il y a beaucoup de progrès à faire en matière d’iris aux pétales foncés et aux sépales clairs, voire blancs, dans tous les mélanges de couleurs possibles. Lui-même s’est attelé à la tâche avec l’acharnement qu’on lui connaît, et il a proposé ces dernières années de superbes « dark top » (WISHFUL THINKING, FOGBOUND, CROWNED HEADS, ALPENVIEW…). Le mouvement qu’il a lancé et l’émulation qu’il a créée ont des répercussions jusque chez nous. Il faut s’en réjouir parce que cette recherche maintient notre pays à son rang dans le domaine de l’hybridation et nous procure des plantes spécialement intéressantes, qui devraient être rapidement disponibles dans le commerce.
C’est Michèle Bersillon qui, dans son petit jardin du Loiret, a croisé EDGE OF WINTER (Schreiner 83) et PLEDGE ALLEGIANCE (Schreiner 84). Elle a eu le bonheur d’obtenir deux variétés prometteuses, LUNE BLEUE (99) et CŒUR D’HIVER (2000). Le premier est décrit comme ayant des pétales lavande et des sépales blancs légèrement teintés lavande, tandis que le second se présente avec des pétales bleu lavande de clair à moyen, des veines plus sombres, et des sépales blancs touchés de bleu de part et d’autre des barbes.
Plus au sud, en Ardèche, Bernard Laporte a croisé HONKY TONK BLUES (Schreiner 88) et SPECIAL MOZART (Anfosso 91). Il a obtenu IRIADE (2003) qui a été spécialement remarqué ce printemps aux Jardins de Brocéliande à Bréal sous Montfort (35) lors des Iriades 2003. C’est un iris aux pétales bleu glycine s’assombrissant vers la base, et aux sépales d’un blanc crayeux à peine bleuté aux épaules.
En dehors du fait que ces trois variétés soient des plantes fort belles, il m’a paru intéressant de chercher à savoir si, malgré les apparences, elles avaient des ancêtres qui les rapprocheraient.
Pour LUNE BLEUE et CŒUR D’HIVER le caractère amoena inversé est apporté par EDGE OF WINTER qui se présente avec des pétales bleu lavande tendre et des sépales blancs à peine influencés de bleu, et des barbes blanches. On ne sait pas grand’ chose des ascendants d’EDGE OF WINTER car la firme Schreiner n’a pas jugé bon de donner le détail de ses origines au moment de son enregistrement. Tout au plus sait-on qu’il provient de BLUE FANTASY (Branch 58), un blanc bleuté issu de AIRY CHARM (Branch 54) et de WIDE WORLD (Cook 53), qui est une amorce d’amoena inversé avec des pétales bleu glycine clair et des sépales blanc bleuté. C’est à ce WIDE WORLD et à ses origines dans l’espèce I. imbricata qu’on doit l’aspect inversé d’EDGE OF WINTER. L’autre parent, PLEDGE ALLEGIANCE, a fourni le bleu plus intense et, surtout, la fleur richement ondulée qu’il doit lui-même à ses ancêtres NEPTUNE’S POOL (Moldovan 69) et REGAL RUFFLING (Reckamp 61) dans lequel sont réunis SNOW FLURRY (Rees 39), le père des iris ondulés, et CELESTIAL BLUE (Reckamp 52), descendant du bleu ciel de base, CAHOKIA (Faught 46).
IRIADE réunit deux variétés remarquables : HONKY TONK BLUES (Schreiner 88 – DM 95) et SPECIAL MOZART (Anfosso 91). C’est de ce côté, avant tout qu’il faut chercher le caractère amoena inversé puisque ce cultivar, sans être un « dark top » très typé, offre tout de même des pétales glycine plus sombres que les sépales. Il tient ces traits de SEA VENTURE (Jones 72), un véritable « dark top » aux pétales tendrement bleus et aux sépales qui, s’ils n’ont pas « la blancheur sanglotante des lys » comme disait Mallarmé, n’en sont pas moins plus clairs que les pétales. C’est normal : il est fils de AVIS (Varner 63) tenu pour l’un des points de départ des amoenas inversés. Du côté féminin, SPECIAL MOZART rassemble les gènes de MYSTIQUE (Ghio 75 – DM 80) et de FLAIR (Gatty 76), l’un bitone bleu vif, l’autre bleu clair. Il serait trop long de rebâtir l’arbre généalogique complexe de ces deux iris. Contentons-nous de dire qu’on y trouve le gratin des anciens : REHOBETH, NEW SNOW, SNOW FLURRY, CHIVALRY, CAHOKIA, SPANISH PEAKS, WHOLE CLOTH… Tous y sont et, notamment les incontournables CAHOKIA et SNOW FLURRY. HONKY TONK BLUES se situe à un extrémité d’une lignée de bleus qui comprend ADMIRAL BLUE (Schreiner 72), SAILOR’S DANCE (Schreiner 73), un frère de semis de ROYAL REGENCY (Schreiner 77) et …NEPTUNE’S POOL (Moldovan 69) ! Voilà le lien entre les deux familles ! Au demeurant cette variété n’est en rien un amoena inversé puisqu’elle se présente en bleu-violet uniforme, assez banal, mais la fleur est joliment ondulée.
Pour le reste il faut donc remonter assez loin dans les arbres respectifs de IRIADE et des deux variétés Bersillon pour trouver d’autres ancêtres communs. A vrai dire ces ancêtres là sont communs à la plupart des iris d’aujourd’hui et leur présence n’est pas significative.
Par des voies visiblement différentes, IRIADE, LUNE BLEUE et CŒUR D’HIVER sont parvenus à un résultat identique. L’hybridation offre encore des surprises. Maintenant il serait peut-être intéressant de tenter de réunir les deux approches par un mariage de IRIADE et de la lignée Bersillon. Déjà à eu lieu un croisement de CŒUR D’HIVER et de CROWNED HEADS dont Michèle Bersillon attend impatiemment le résultat. Ce CROWNED HEADS (Keppel 97) est déjà le fruit de IN REVERSE x HONKY TONK BLUES, et sous IN REVERSE (Gatty 93) il y a EDGE OF WINTER ! Il manque encore le rapprochement de l’origine ‘AVIS’ et de l’origine ‘I. imbricata’. Rien ne dit que ce rapprochement aboutirait à une nouvelle amélioration de l’effet « dark top », mais on peut l’espérer. En tout cas nous devrions avoir tout plein de jolis amoenas inversés français dans les années à venir.
23.1.04
L’ENIGME DE LA SEMAINE
IL ÉTAIT UNE NUIT
Les caractéristiques d’une de ces cinq variétés ne correspondent pas à celles des quatre autres. Laquelle ?
· BAR DE NUIT
· BELLE DE NUIT
· NUIT BLANCHE
· NUIT DE CHINE
· NUIT FAUVE
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
DANS LES VOILES
WAR SAILS est un iris brun-rouge ; les autres sont dans les tons de bleu.
IL ÉTAIT UNE NUIT
Les caractéristiques d’une de ces cinq variétés ne correspondent pas à celles des quatre autres. Laquelle ?
· BAR DE NUIT
· BELLE DE NUIT
· NUIT BLANCHE
· NUIT DE CHINE
· NUIT FAUVE
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
DANS LES VOILES
WAR SAILS est un iris brun-rouge ; les autres sont dans les tons de bleu.
SOCIAL GRACES
SOCIAL GRACES est une obtention récente – 2000 - de l’infatigable Keith Keppel. De ce fait elle n’est pas encore très connue en France, mais elle ne peut pas faire autrement que de le devenir, car c’est l’un des plus jolis iris que j’ai jamais vu. Imaginez une fleur lilas mauve rosé, à peine teintée d’abricot aux épaules, à peine plus pâle sous les barbes qui sont discrètes et corail clair. Pour la forme, c’est une perfection : pétales turbinés et bien dressés, sépales bien horizontaux grâce à une base très large, le tout largement ondulé et dentelé, mais sans excès. Une fleur tout de grâce et de tendresse dont on ne peut pas ne pas tomber amoureux.
Pour arriver à une réussite aussi exemplaire, il a fallu près de cinquante ans de travail. Un travail essentiellement basé sur l’ « inbreeding », en français endogamie, ou croisement dans la même lignée. J’en veux pour preuve le fait qu’à la sixième génération d’ancêtres on ne trouve que douze variétés identifiées, sur les 64 qui se situent à ce niveau. PINK TAFFETA (Rudolph 68 – DM 75) apparaît huit fois, RIPPLING WATERS (Fay 61 – DM – 66) sept, de même que RUFFLED VALENTINE (Brizendine 61) !
SOCIAL GRACES est le fruit du croisement d’un semis rose issu de FEMME FATALE (Gatty 88) et de SOCIAL EVENT (Keppel 91). Le premier est un aboutissement, dans les roses dragée, de la quête du rose de Joseph Gatty. Le second, dans les tons de rose corail clair, se trouve au bout d’un autre chemin parsemé de roses, à chaque génération améliorés. Mais à l’origine de l’un et l’autre il y a les mêmes variétés de base, le blanc à barbes rouges RUFFLED VALENTINE, le mauve RIPPLING WATERS, les roses PINK TAFFETA, PINK ANGEL, PINK SLEIGH… L’arbre généalogique démarre avec quelques variétés, s’amplifie et se ramifie, pour revenir à une seule. En effet FEMME FATALE provient d’un iris célèbre, PARADISE (Gatty 80), rose tendre et frisé à barbes minium, et de PRETTY LADY (Gatty 82), rose pâle à grosse barbes rouges. Dès lors on passe en revue les meilleurs roses de Joë Gatty : PLAYGIRL (Gatty 80), BONBON (Gatty 77), LIZ (Gatty 72), PRINCESS (Gatty 72), ainsi que le blanc RISQUE (Gatty 74) et le rose orchidée de Shoop MAY DANCER (67). Dans la même branche on trouve aussi NEFERTITI (Gatty 81), bitone rose et mauve à barbes blanches, et ses parents LOUISE WATTS (Blocher 71), bicolore caramel et mauve, et LOUDOUN CHARMER (Crossman 73), bicolore crème et violet, ainsi que PRESENCE (Gatty 87), rose dragée à barbes corail clair, et SIMPLY PRETTY (Gatty 86), rose orangé. Du côté de SOCIAL EVENT, on note la présence de MARASCHINO (Keppel 79), chamois à barbes rouges, THELMA RUDOLPH (Rudolph 72), lilas à barbes roses, un frère de semis de SATIN SIREN (Gatty 87) derrière lequel se cache la kyrielle des roses PRETTY LADY, BONBON, PLAYGIRL etc.
Si l’on se demande pourquoi SOCIAL GRACES, issu essentiellement d’iris roses, présente cette couleur lilacée qui fait toute son originalité, il suffit de se rappeler qu’il a parmi ses ancêtres plusieurs variétés mauves, voire violettes comme NEFERTITI et ses parents, mais aussi comme RIPPLING WATERS, mauve, PRETTY CAROL (Hamblen 56), franchement violet, ou AMETHYST FLAME (Schreiner 57 – DM 63), mauve améthyste. Quoi qu’il en soit, SOCIAL GRACES, que l’on peut qualifier de « rose de chez rose », est un iris dont on parlera dans les années à venir, parce que parmi tous les jolis cultivars qu’obtient Keith Keppel, celui-là mérite tous les superlatifs.
SOCIAL GRACES est une obtention récente – 2000 - de l’infatigable Keith Keppel. De ce fait elle n’est pas encore très connue en France, mais elle ne peut pas faire autrement que de le devenir, car c’est l’un des plus jolis iris que j’ai jamais vu. Imaginez une fleur lilas mauve rosé, à peine teintée d’abricot aux épaules, à peine plus pâle sous les barbes qui sont discrètes et corail clair. Pour la forme, c’est une perfection : pétales turbinés et bien dressés, sépales bien horizontaux grâce à une base très large, le tout largement ondulé et dentelé, mais sans excès. Une fleur tout de grâce et de tendresse dont on ne peut pas ne pas tomber amoureux.
Pour arriver à une réussite aussi exemplaire, il a fallu près de cinquante ans de travail. Un travail essentiellement basé sur l’ « inbreeding », en français endogamie, ou croisement dans la même lignée. J’en veux pour preuve le fait qu’à la sixième génération d’ancêtres on ne trouve que douze variétés identifiées, sur les 64 qui se situent à ce niveau. PINK TAFFETA (Rudolph 68 – DM 75) apparaît huit fois, RIPPLING WATERS (Fay 61 – DM – 66) sept, de même que RUFFLED VALENTINE (Brizendine 61) !
SOCIAL GRACES est le fruit du croisement d’un semis rose issu de FEMME FATALE (Gatty 88) et de SOCIAL EVENT (Keppel 91). Le premier est un aboutissement, dans les roses dragée, de la quête du rose de Joseph Gatty. Le second, dans les tons de rose corail clair, se trouve au bout d’un autre chemin parsemé de roses, à chaque génération améliorés. Mais à l’origine de l’un et l’autre il y a les mêmes variétés de base, le blanc à barbes rouges RUFFLED VALENTINE, le mauve RIPPLING WATERS, les roses PINK TAFFETA, PINK ANGEL, PINK SLEIGH… L’arbre généalogique démarre avec quelques variétés, s’amplifie et se ramifie, pour revenir à une seule. En effet FEMME FATALE provient d’un iris célèbre, PARADISE (Gatty 80), rose tendre et frisé à barbes minium, et de PRETTY LADY (Gatty 82), rose pâle à grosse barbes rouges. Dès lors on passe en revue les meilleurs roses de Joë Gatty : PLAYGIRL (Gatty 80), BONBON (Gatty 77), LIZ (Gatty 72), PRINCESS (Gatty 72), ainsi que le blanc RISQUE (Gatty 74) et le rose orchidée de Shoop MAY DANCER (67). Dans la même branche on trouve aussi NEFERTITI (Gatty 81), bitone rose et mauve à barbes blanches, et ses parents LOUISE WATTS (Blocher 71), bicolore caramel et mauve, et LOUDOUN CHARMER (Crossman 73), bicolore crème et violet, ainsi que PRESENCE (Gatty 87), rose dragée à barbes corail clair, et SIMPLY PRETTY (Gatty 86), rose orangé. Du côté de SOCIAL EVENT, on note la présence de MARASCHINO (Keppel 79), chamois à barbes rouges, THELMA RUDOLPH (Rudolph 72), lilas à barbes roses, un frère de semis de SATIN SIREN (Gatty 87) derrière lequel se cache la kyrielle des roses PRETTY LADY, BONBON, PLAYGIRL etc.
Si l’on se demande pourquoi SOCIAL GRACES, issu essentiellement d’iris roses, présente cette couleur lilacée qui fait toute son originalité, il suffit de se rappeler qu’il a parmi ses ancêtres plusieurs variétés mauves, voire violettes comme NEFERTITI et ses parents, mais aussi comme RIPPLING WATERS, mauve, PRETTY CAROL (Hamblen 56), franchement violet, ou AMETHYST FLAME (Schreiner 57 – DM 63), mauve améthyste. Quoi qu’il en soit, SOCIAL GRACES, que l’on peut qualifier de « rose de chez rose », est un iris dont on parlera dans les années à venir, parce que parmi tous les jolis cultivars qu’obtient Keith Keppel, celui-là mérite tous les superlatifs.
17.1.04
16.1.04
L’ENIGME DE LA SEMAINE
DANS LES VOILES
Les caractéristiques d’une de ces cinq variétés ne correspondent pas à celles des quatre autres. Laquelle ?
· ARMADA
· FIVE STAR ADMIRAL
· SAILOR’S DANCE
· TALL SHIP
· WAR SAILS
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
STORMY WEATHER est un iris variegata ambre/violet. Les autres sont tous dans les tons de bleu nuit ou de noir.
DANS LES VOILES
Les caractéristiques d’une de ces cinq variétés ne correspondent pas à celles des quatre autres. Laquelle ?
· ARMADA
· FIVE STAR ADMIRAL
· SAILOR’S DANCE
· TALL SHIP
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RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
STORMY WEATHER est un iris variegata ambre/violet. Les autres sont tous dans les tons de bleu nuit ou de noir.
CHINESE NEW YEAR
Nous entrons dans l’année du singe. Comme, de plus en plus, nous célébrons le nouvel an chinois, les amateurs d’iris peuvent s’inscrire dans le mouvement en évoquant la variété CHINESE NEW YEAR enregistrée par Joë Ghio en 96 et mise sur le marché en 97. La description qui en est donnée est simple et sobre : « Pétales chamois ; sépales mêlés de rose, fuchsia, vin et ocre brun ; barbes rouges. » Est-elle exacte ? Pour ma part je vois les pétales beige rosé, veinés de plus sombre, les sépales d’un pourpre profond à peine éclairci sous les barbes qui sont plus minium que rouge et qui s’abritent sous des styles rose doré. La fleur, légèrement dentelée, est amplement animée de gracieuses ondulations. Les sépales sont exceptionnellement larges à la base, ce qui donne à l’ensemble une tenue parfaite. CHINESE NEW YEAR est un bicolore superbe et majestueux.
Remonter aux origines de cette fleur n’est pas une mince affaire, enfin du côté paternel essentiellement car du côté maternel les choses sont beaucoup plus simples.
La maman s’appelle JUNGLE PRINCESS (Aitken 89) et CHINESE NEW YEAR ressemble beaucoup à sa maman. Mais s’en est une manifeste amélioration : les pétales de JUNGLE PRINCESS sont plus clairs, les sépales plus ternes ; la barbe est bronze. L’ensemble de la fleur manque un peu de souplesse. A mon avis ce n’est pas une grande réussite, d’autant moins qu’elle descend directement d’un chef d’œuvre, l’inoubliable MYSTIQUE (Ghio 75 – DM 80). JUNGLE PRINCESS a pour parent femelle le beau rouge bourgogne SPARTAN (Schreiner 73) qui descend d’une lignée d’iris brun-rouge. Quant à MYSTIQUE, son « père », c’est un cocktail de blancs, bleus et noirs, typique de la fameuse cuisine dans laquelle se complait Joë Ghio.
Le papa, c’est BATTLE ROYAL (Ghio 94), un iris grenat-cerise sur fond d’abricot, plus clair sous les barbes dorées. Cette variété a le pedigree le plus compliqué qu’on puisse concevoir : pas moins de six parenthèses figurent dans l’énumération qui en est donnée par Joë Ghio, ce qui veut dire qu’aux moins six générations ont été nécessaires pour arriver à ce résultat et que l’on y trouve à peu près tous les ingrédients dont l’obtenteur se sert pour son travail au moins aussi complexe que celui d’un grand parfumeur. Vingt et un noms différents y apparaissent jusqu’à trois fois dans un enchevêtrement de croisements où l’on rencontre du brun (MALAYSIA), du « rouge » (LADY FRIEND), du rose (ENTOURAGE), du jaune (PEACE OFFERING, PRALINE) ou de l’orangé (HOMECOMING QUEEN, BALLET IN ORANGE)…
En fait CHINESE NEW YEAR ajoute les teintes maternelles à l’éclat rutilant du coloris paternel. C’est la recette pour obtenir une amélioration d’ un modèle qui recèle des potentialités pas encore toutes mises en œuvre. A ce jeu, Joë Ghio est imbattable. Ses succès, depuis quarante ans qu’il progresse, sont au moins aussi nombreux que les années écoulées à marier et remarier des variétés dont il tire à chaque fois le maximum.
A partir de CHINESE NEW YEAR, il a continué son travail de perfectionnement. C’est ainsi que le croisement CHINESE NEW YEAR x ROMANTIC EVENING a donné deux « siblings » qui développent, chacun dans son genre les qualités de leur « mère ». IDOL (Ghio 98) allie des pétales abricot, des sépales grenat et des barbes rouge minium proéminentes. OCELOT (Ghio 98) insiste sur le côté bicolore et accentue les teintes maternelles : les pétales sont pêche clair et les sépales acajou sombre ; les barbes, mandarine, tranchent vigoureusement sur la teinte foncée des sépales. C’est un pas de plus vers le blanc et noir qui est un des buts actuels recherchés par Joë Ghio, un but qui a été pratiquement atteint avec STARRING (Ghio 99), qui se trouve être aussi un enfant de ROMANTIC EVENING, ce superbe bleu-noir à barbes rouges.
Nous entrons dans l’année du singe. Comme, de plus en plus, nous célébrons le nouvel an chinois, les amateurs d’iris peuvent s’inscrire dans le mouvement en évoquant la variété CHINESE NEW YEAR enregistrée par Joë Ghio en 96 et mise sur le marché en 97. La description qui en est donnée est simple et sobre : « Pétales chamois ; sépales mêlés de rose, fuchsia, vin et ocre brun ; barbes rouges. » Est-elle exacte ? Pour ma part je vois les pétales beige rosé, veinés de plus sombre, les sépales d’un pourpre profond à peine éclairci sous les barbes qui sont plus minium que rouge et qui s’abritent sous des styles rose doré. La fleur, légèrement dentelée, est amplement animée de gracieuses ondulations. Les sépales sont exceptionnellement larges à la base, ce qui donne à l’ensemble une tenue parfaite. CHINESE NEW YEAR est un bicolore superbe et majestueux.
Remonter aux origines de cette fleur n’est pas une mince affaire, enfin du côté paternel essentiellement car du côté maternel les choses sont beaucoup plus simples.
La maman s’appelle JUNGLE PRINCESS (Aitken 89) et CHINESE NEW YEAR ressemble beaucoup à sa maman. Mais s’en est une manifeste amélioration : les pétales de JUNGLE PRINCESS sont plus clairs, les sépales plus ternes ; la barbe est bronze. L’ensemble de la fleur manque un peu de souplesse. A mon avis ce n’est pas une grande réussite, d’autant moins qu’elle descend directement d’un chef d’œuvre, l’inoubliable MYSTIQUE (Ghio 75 – DM 80). JUNGLE PRINCESS a pour parent femelle le beau rouge bourgogne SPARTAN (Schreiner 73) qui descend d’une lignée d’iris brun-rouge. Quant à MYSTIQUE, son « père », c’est un cocktail de blancs, bleus et noirs, typique de la fameuse cuisine dans laquelle se complait Joë Ghio.
Le papa, c’est BATTLE ROYAL (Ghio 94), un iris grenat-cerise sur fond d’abricot, plus clair sous les barbes dorées. Cette variété a le pedigree le plus compliqué qu’on puisse concevoir : pas moins de six parenthèses figurent dans l’énumération qui en est donnée par Joë Ghio, ce qui veut dire qu’aux moins six générations ont été nécessaires pour arriver à ce résultat et que l’on y trouve à peu près tous les ingrédients dont l’obtenteur se sert pour son travail au moins aussi complexe que celui d’un grand parfumeur. Vingt et un noms différents y apparaissent jusqu’à trois fois dans un enchevêtrement de croisements où l’on rencontre du brun (MALAYSIA), du « rouge » (LADY FRIEND), du rose (ENTOURAGE), du jaune (PEACE OFFERING, PRALINE) ou de l’orangé (HOMECOMING QUEEN, BALLET IN ORANGE)…
En fait CHINESE NEW YEAR ajoute les teintes maternelles à l’éclat rutilant du coloris paternel. C’est la recette pour obtenir une amélioration d’ un modèle qui recèle des potentialités pas encore toutes mises en œuvre. A ce jeu, Joë Ghio est imbattable. Ses succès, depuis quarante ans qu’il progresse, sont au moins aussi nombreux que les années écoulées à marier et remarier des variétés dont il tire à chaque fois le maximum.
A partir de CHINESE NEW YEAR, il a continué son travail de perfectionnement. C’est ainsi que le croisement CHINESE NEW YEAR x ROMANTIC EVENING a donné deux « siblings » qui développent, chacun dans son genre les qualités de leur « mère ». IDOL (Ghio 98) allie des pétales abricot, des sépales grenat et des barbes rouge minium proéminentes. OCELOT (Ghio 98) insiste sur le côté bicolore et accentue les teintes maternelles : les pétales sont pêche clair et les sépales acajou sombre ; les barbes, mandarine, tranchent vigoureusement sur la teinte foncée des sépales. C’est un pas de plus vers le blanc et noir qui est un des buts actuels recherchés par Joë Ghio, un but qui a été pratiquement atteint avec STARRING (Ghio 99), qui se trouve être aussi un enfant de ROMANTIC EVENING, ce superbe bleu-noir à barbes rouges.
KEITH KEPPEL
Cette fois, ce n’est pas une personnalité décédée qui fait l’objet de la présente biographie, mais un hybrideur du plus haut rang, à qui un hommage est ainsi rendu.
Keith Keppel a commencé à s’intéresser aux iris en 1953 quand il en a découvert une plantation dans un jardin du voisinage. Peu après il a commencé à en cultiver dans son jardin, avec SNOW FLURRY (Rees 39) parmi ses premières acquisitions. En 1957, dans une publicité publiée dans un magazine de jardinage, il fit la connaissance de l’American Iris Society. Il a rapidement envoyé un bulletin d’adhésion avec une question : « Comment faire pour devenir juge ? » En peu de temps il a fait son apprentissage et est très vite devenu l’un des experts les plus avertis en ce domaine.
Diplômé de l’Institut Polytechnique de Californie – à San Luis Obispo – en Horticulture Ornementale avec mention en hybridation, Keith Keppel a connu le succès très rapidement quand l’une de ses premières introductions, BABBLING BROOK, a obtenu la Médaille de Dykes en 1972. Il fut le premier rédacteur de la rubrique « Flight Lines » quand celle-ci est apparue dans le bulletin de l’ AIS, et il a exercé la fonction de vice-président de la Median Iris Society pendant une mandature. Il a pris une grande part dans la rédaction de « The World of Irises », et nombreux sont les articles qu’il a fournis pour le Bulletin de l’AIS. Il a fait partie du Bureau des Directeurs de l’AIS de 1976 à 1980. En 1982 il est devenu le rédacteur en chef du Bulletin, fonction qu’il a exercée pendant cinq ans, fournissant quelques unes des publications les plus intéressantes.
Avec un penchant pour les documents probants et les diagrammes de pedigrees, Keith Keppel a fait partie du Comité d’Enregistrement, assistant Kay Nelson dans sa tâche de « Registrar » et de contrôleur des Publicités. Après leur mariage, en 1992, le service a déménagé du Nebraska en Californie puis en Oregon. Mais Kay est décédée prématurément en 1994 et Keith a repris à son compte le travail d’enregistrement des variétés pour le monde entier. Il l’est demeuré jusqu’à ces derniers mois, responsable de surcroît, de la préparation et de la publication du fascicule annuel des Enregistrements et Introductions, et, en fin de décade, de la « Checklist ».
En dehors de la Médaille de Dykes, Keith Keppel a reçu de nombreux signes de reconnaissance y compris la Foster Memorial Plaque, la plus haute distinction décernée par la Britsh Iris Society, la Distinguished Service Medal et la Hybridizer’s Medal des l’AIS. Ses trophées, tant américains qu’étrangers sont trop nombreux pour être tous cités, et maintenant, tout à fait opportunément, la Médaille d’Or de l’AIS lui a été attribuée.
Cette fois, ce n’est pas une personnalité décédée qui fait l’objet de la présente biographie, mais un hybrideur du plus haut rang, à qui un hommage est ainsi rendu.
Keith Keppel a commencé à s’intéresser aux iris en 1953 quand il en a découvert une plantation dans un jardin du voisinage. Peu après il a commencé à en cultiver dans son jardin, avec SNOW FLURRY (Rees 39) parmi ses premières acquisitions. En 1957, dans une publicité publiée dans un magazine de jardinage, il fit la connaissance de l’American Iris Society. Il a rapidement envoyé un bulletin d’adhésion avec une question : « Comment faire pour devenir juge ? » En peu de temps il a fait son apprentissage et est très vite devenu l’un des experts les plus avertis en ce domaine.
Diplômé de l’Institut Polytechnique de Californie – à San Luis Obispo – en Horticulture Ornementale avec mention en hybridation, Keith Keppel a connu le succès très rapidement quand l’une de ses premières introductions, BABBLING BROOK, a obtenu la Médaille de Dykes en 1972. Il fut le premier rédacteur de la rubrique « Flight Lines » quand celle-ci est apparue dans le bulletin de l’ AIS, et il a exercé la fonction de vice-président de la Median Iris Society pendant une mandature. Il a pris une grande part dans la rédaction de « The World of Irises », et nombreux sont les articles qu’il a fournis pour le Bulletin de l’AIS. Il a fait partie du Bureau des Directeurs de l’AIS de 1976 à 1980. En 1982 il est devenu le rédacteur en chef du Bulletin, fonction qu’il a exercée pendant cinq ans, fournissant quelques unes des publications les plus intéressantes.
Avec un penchant pour les documents probants et les diagrammes de pedigrees, Keith Keppel a fait partie du Comité d’Enregistrement, assistant Kay Nelson dans sa tâche de « Registrar » et de contrôleur des Publicités. Après leur mariage, en 1992, le service a déménagé du Nebraska en Californie puis en Oregon. Mais Kay est décédée prématurément en 1994 et Keith a repris à son compte le travail d’enregistrement des variétés pour le monde entier. Il l’est demeuré jusqu’à ces derniers mois, responsable de surcroît, de la préparation et de la publication du fascicule annuel des Enregistrements et Introductions, et, en fin de décade, de la « Checklist ».
En dehors de la Médaille de Dykes, Keith Keppel a reçu de nombreux signes de reconnaissance y compris la Foster Memorial Plaque, la plus haute distinction décernée par la Britsh Iris Society, la Distinguished Service Medal et la Hybridizer’s Medal des l’AIS. Ses trophées, tant américains qu’étrangers sont trop nombreux pour être tous cités, et maintenant, tout à fait opportunément, la Médaille d’Or de l’AIS lui a été attribuée.
2.1.04
L’ENIGME DE LA SEMAINE
L’ORAGE
Les caractéristiques d’une de ces cinq variétés ne correspondent pas à celles des quatre autres. Laquelle ?
· AFTER THE STORM
· BEFORE THE STORM
· STORM CENTER
· STORMY NIGHT
· STORMY WEATHER
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
ANGEL’S TOUCH est un iris rose. Les autres sont blancs.
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L’ORAGE
Les caractéristiques d’une de ces cinq variétés ne correspondent pas à celles des quatre autres. Laquelle ?
· AFTER THE STORM
· BEFORE THE STORM
· STORM CENTER
· STORMY NIGHT
· STORMY WEATHER
RÉPONSE À L’ÉNIGME DE LA SEMAINE DERNIÈRE
ANGEL’S TOUCH est un iris rose. Les autres sont blancs.
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