ECHOS DU MONDE DES IRIS
Ce qu’il ne faut pas faire
Dans le dernier bulletin de l’AIS, un article est consacré au contrôle des adventices. L’auteure explique ce qu’elle fait pour que les platebandes de son association restent propres et débarrassées des ognons sauvages et des autres plantes envahissantes. Voyez plutôt le traitement infligé au terrain (et aux iris qui poussent dessus) :
1) Traitement tous les 60 à 90 jours – de février à fin novembre - avec un herbicide empêchant la germination. Les granulés sont répandus à la surface des bordures d’iris.
2) Application d’un autre herbicide (celui-là pour détruire les herbes qui auraient poussé malgré le précédent traitement) par pulvérisation sur les feuilles. Il faut alors prendre bien soin de ne pas atteindre les iris avec le produit et pour cela les touffes sont protégées sous des boîtes en carton.
3) Du « Round-up » est également utilisé, une semaine après l’herbicide précédent, deux fois l’an, pour exterminer ce qui aurait encore résisté, toujours en prenant mille précautions pour ne pas asperger les iris.
4) Quant aux fameux ognons sauvages, ils ont droit en mars puis en novembre, à un badigeonnage avec un autre produit, appliqué au coton-tige sur les pousses, en se protégeant les mains avec des gants de caoutchouc parce que c’est corrosif !
Ouf ! C’est tout !
Il faut vraiment que les mauvaises herbes américaines soient coriaces pour ne pas disparaître définitivement.
Pas étonnant que la terre soit complètement polluée !
Mais les iris ? Eux aussi, comment font-ils pour résister ?
Je me demande si un petit coup de binette et un peu d’huile de coude n’auraient pas plus d’efficacité et ne demanderaient pas moins d’efforts. En tout cas ne comptez pas sur moi pour imposer à mes iris une aussi invraisemblable pharmacopée.