20.5.16

TRICOLORES FAÇON SUTTON

Là, on est loin de l'I. pallida classique et de son bleu tendre et parfumé ! Les iris tricolores façon Sutton, ça crache ! Ce n'est toujours de très bon goût (du moins selon moi), mais cela ne peut pas passer inaperçu, et, au jardin, cela doit tirer l’œil. Moyennant quoi, à petite dose, cela peut être intéressant.

 Il y a quelques temps que la famille Sutton, de Californie, s'est fait remarquer dans le monde des iris. Ce fut d'abord le père, George, malheureusement trop tôt disparu, c'est maintenant le fils, Michael. Après des débuts traditionnels mais immédiatement reconnus, les Sutton se sont distingués par des variétés vivement colorées, souvent surprenantes. Aujourd'hui c'est leur marque de fabrique. On pourrait dire que ce sont les « Desigual » de l'irisdom. Pour confirmer cette appréciation il n'y a qu'à prendre les nouveautés du catalogue 2016. Trente-cinq variétés nouvelles. C'est beaucoup, mais je crois que c'est désormais normal. Soit. Sur la planche-contact que l'on trouve sur le site de « Iris et Bulbeuses » on se rend immédiatement compte de la vigueur de coloris.

 J'y ai sélectionné sept variétés de TB réellement tricolores et qui, par conséquent, correspondent bien à l'objectif de cette chronique. Les voici, avec leur pedigree :
'Blame it on Rio' (Aurélie x Spot-on) X (Fall Enterprise x Jazz Band) ;
'Brightline' (Spot-on x (Double Exposure x Let's Boogie)) X Battle of the Bands ;
'Glow Plug' (Duplication x ((Momentous Occasion x Fancy Woman) x Shine on Thru)) X Shine on Thru ;
'Interstellar' Definition X Fall Enterprise ;
'Meteorite' Cold Fusion X Solar Burst ;
'Night's Edge' ((Tropical Delight x (semis Ghio x Spot-on)) x Mountain Sunrise) X ((Top Shot x (Connie Sue x (Snow Melt x semis Ghio)))) ;
'Outer Rings' Boundless X Above the Rim.

 Dans cette liste un certain nombre de noms de variétés apparaissent plusieurs fois. Et quand on se plonge dans les origines de ces variétés, on découvre qu'il s'agit de cultivars à ranger sous la bannière tricolore. C'est le cas de :
'Spot-on' (M. Sutton, 2007) (Silver Fizz x (Sky Hooks x Drum Roll)) X Ocean Clouds ;
'Fall Enterprise' (M. Sutton, 2006) Starship Enterprise X Grand Circle .
Mais il y en a d'autres qui, pour n'apparaître qu'une fois dans la liste ci-dessus, sont à ranger sous la même bannière :
'Definition' (M. Sutton, 2010) Soft Side X (Claim Jumper x Spot On) ;
'Cold Fusion' (M. Sutton, 2010) (Connie Sue x semis parent mâle d'Applause Line) X Mountain Sunrise ;
'Mountaine Sunrise' (M. Sutton, 2006) Seakist X Tropical Delight ;
 'Boundless' (M. Sutton, 2009) (Mother Earth x Soaring) X Mountain Sunrise ;
 et d'autres qui, pour différer légèrement, n'en sont pas moins proches du modèle. D'autre part il apparaît que quelques autres variétés, d'un modèle différent, sont fréquemment utilisées dans les croisements réalisés par Michael Sutton. On se trouve donc bien en présence d'une ligne de recherche créée délibérément dans le but d'obtenir des iris tricolores (voire quadricolores) aux couleurs contrastées et marqués par un centre des sépales blanc pur. De génération en génération le projet se perfectionne et s'approfondit. Mais qu'en est-il du point de départ ? Est-ce une volonté délibérée de créer un nouveau modèle ou bien le modèle est-il apparu « accidentellement » puis, ayant été considéré comme porteur d'avenir, a-t-il été exploité savamment ? Seul Michael Sutton pourrait le dire.

En tout cas les tricolores façon Sutton forment une famille originale, qui ouvre de nouvelles perspectives à l'hybridation. En ce sens ils rejoignent la famille, en cours de création par Keith Keppel, de plicatas multicolores. Les iris, marqués pendant cent ans et plus par l'hégémonie des fleurs uni ou bi-colores, connaissent à présent une extension de leurs possibilités. Et cette extension s'approche de l'infini, parce qu'avec trois ou quatre couleurs à associer et la multitude des teintes alentour, on ne voit pas où pourrait s'arrêter le renouveau en cours.

Illustrations : 



'Blame it on Rio' 


'Meteorite' 


'Spot-on' 


'Fall Enterprise'

13.5.16

ECHOS DU MONDE DES IRIS

C'est le temps des iris. 

Dans tous les jardins les iris sont en fleur. Curieuse destinée que celle de ces anciennes variétés qui ont perdu leur nom alors qu'elles étaient de plus en plus répandues. Mais n'est-ce pas le summum de la renommée que de voir son identité particulière disparaître pour céder la place à une désignation générique ? Ce ne sont plus 'Ambassadeur', 'Nuée d'Orage', 'Directeur Pinelle' ou 'Madame Henri Cayeux, mais des iris, tout simplement.





PRODUIT DE FRANCE

Depuis l'année 2000 nos compatriotes n'hésitent plus à enregistrer les produits de leurs hybridations. Cela nous vaut une abondance de nouvelles variétés dont la qualité progresse d'année en année. Et de nombreux nouveaux hybrideurs se font ainsi connaître à côté d'anciens toujours aussi valeureux. Pendant quelques semaines nous allons rendre hommage aux uns et aux autres en publiant les photos de leurs plus belles réalisations.

 2013
Plein de jolies choses. Les amateurs ont été gâtés !

'Ciel d’Été' (D. Tauzin, 2013) - Horizon Bleu X Breakers 


 'Honorine' (B. Laporte, 2013) - Honky Tonk Blues X Decadence 


'Madame Pilou' (M. Balland, 2013) – parents inconnus 


'Poussière d'Ange' (J.C. Jacob, 2013) - (Torero x Decadence) X Jazz Band

LE CÔTÉ OBSCUR DES PLICATAS

La disposition des couleurs que l'on appelle « plicata » est celle qui constitue l'originalité particulière des fleurs d'iris. Avec une économie de moyens exceptionnelle – seulement deux groupes de pigments – elle permet une diversité de coloris pratiquement infinie. D'ailleurs tous les plus grands hybrideurs l'ont bien compris et se sont livrés à un savant jeu d'association aboutissant à des milliers de plicatas différents et le plus souvent remarquables. Certains en ont fait leur occupation principale, voire exclusive, mais sans aller jusqu'à l'extrême, plusieurs y ont connu leurs plus grands succès.

Rappelons le principe. Les deux types de pigments sont présents simultanément. Ils ne se disputent pas l'espace mais se le partage en restant chacun chez soi. Les pigments caroténoïdes (jaune, orangé) sont installés à l'intérieur des cellules des pièces florales, les pigments anthocyaniques (bleu, violet) baignent dans le liquide intercellulaire. Toute la diversité des plicatas tient dans la répartition des uns et des autres. Et cette répartition est encore compliquée par l'intervention de gènes qui agissent sur l’apparition des pigments, favorisant ou paralysant celle-ci, suivant leur destination et qui peuvent être responsables de leur disparition, au gré de leur concentration dans telle ou telle partie de la fleur. Les caroténoïdes peuvent être plus ou moins intensément répartis dans les deux sortes de pièces florales (pétales et sépales). Ils constituent la coloration du fond sur lequel les broderies des anthocyaniques viennent se plaquer avec plus ou moins de force. En se superposant aux caroténoïdes les anthocyaniques provoquent, par illusion d'optique, les colorations pourpre, grenat, acajou, voire brun. Là où ils ne sont pas présents les caroténoïdes apparaissent en clair, là où ils sont en quantité le fond clair, jaune, orange ou blanc – en cas d'absence ou de faible présence – est masqué.

 À l'heure actuelle la répartition des pigments a atteint une diversité et une complexité formidables, accrue par l'apparition de fleurs où le modèle plicata s'ajoute aux modèles amoena et variegata. Pour rester dans le modèle de base, disons qu'il y a dans celui-ci des plicatas clairs, et même quasiment incolores, et des plicatas sombres , presque uniformément colorés en rouge sang de bœuf ou en brun tête de nègre, à moins que cela ne soit en violet profond. C'est parmi ceux-ci que nous allons nous promener maintenant.

 Commençons par la disposition qui reste la plus proche du plicata basique, c'est à dire celui à fond blanc brodé de violet. Là comme ailleurs il existe des fleurs fortement colorées, au point qu'il est préférable de consulter le pedigree pour être certain qu'il ne s'agit pas d'un iris unicolore. C'est le cas de 'Cruzin' (Mary Dunn, 1986), en bleu-indigo foncé, griffé de blanc sous les barbes, ou de 'Bubble Bubble' (Ghio, 2004), en violet profond lavé et piqueté de blanc bleuté au centre des sépales, et même de 'Baltic Star' (Stahly, 1994) plusieurs fois décrit ici. La même interrogation se pose à propos de 'Circle of Light' (Paul Black, 2009) car l'effet plicata n'est pas toujours visible sur cette fleur d'un violet indigo profond à peine – et irrégulièrement - piqueté de blanc. La lecture du pedigree rassure à son sujet puisqu'on trouve dans ses parents 'American Spirit' d'un côté et 'Inside Track' de l'autre, tous deux franchement plicatas. Il n'y a en revanche aucune hésitation quand on parle de 'Eramosa Ridge' (Chapman, 2009), de 'Celestial Explosion' (Tasco, 2003) ou de 'Sugar in the Morning' (Ernst, 2006), car le pointillé caractéristique y est tout de même nettement présent. A noter que cette disposition, où le côté plicata se fait discret, ne date pas d'aujourd'hui. Il suffit de se pencher sur 'Gypsy Baron' (Schreiner, 1942) pour en être convaincu.

Il existe un grand nombre de variétés chez qui les pigments anthocyaniques, superposés aux pigments caroténoïdes, apparaissent comme grenat ou amarante. Et quand ils prennent le pas sur le fond coloré de jaune ou d'orangé cela donne 'Changing Winds' (Tompkins, 1994), où le fond beige pâle apparaît sous forme de fines rayures, ou 'Rockstar' (Byers, 1991) dont le fond crémeux est tout de même plus apparent. Tous les meilleurs hybrideurs ont travaillé la question, que ce soit Jim Gibson ('Can-Can Red', 1979), Sterling Innerst ('Colortart', 1983), Bryce Williamson ('Parquet', 1987), Joseph Ghio ('Double Vision', 1998) ou Keith Keppel ('Tangled Web', 1999). Plus récemment l'Italien Augusto Bianco a enregistré 'Polvere di Stelle', 2003, que j'apprécie chaque printemps dans mon jardin, et Keppel a frappé fort avec son étonnant 'Tunnel Vision' de 2010, mais la famille Schreiner n'est pas en reste, avec 'Wonderful World' (2004).

 Au moins aussi nombreux que les précédents sont les plicatas où la couverture anthocyanique prend une coloration brune. A commencer par le trentenaire 'Bronco Brown' (Hamner, 1982), par le fameux 'Chief Hematite' (Gibson, 1983), presque totalement rougeâtre ou par 'Dance Step' (Keppel, 1989), finement pointillé. On a là des classiques du monde des iris. Keith Keppel s'est évertué à enrichir ce coloris avec des variétés exceptionnelles qui ont pour nom 'Dark Drama' (2005), 'High Octane' (2007), 'Tuscan Summer ' (2010) et le tout nouveau 'Dark Energy' (2016). Mais son prédécesseur et maître Jim Gibson avait bien préparé le chemin avec 'Rustic Dance' (1980), 'Red Lightning' (1983), et ses chants du cygne 'Sing Out' (1994) ou 'Huckleberry Fudge' (1996).

Admirer ces nombreuses variétés et toutes celles qui ne peuvent pas être citées dans cette chronique, est un délicieux moment pour l'amateur d'iris. Il n'y a aucune monotonie dans ces innombrables variations sur le thème des riches plumetis, et ce n'est que du plaisir que de se pencher sur le côté obscur des plicatas.

Illustrations : 


'Circle of Light' 


'Eramosa Ridge' 


'Gypsy Baron' 


'Changing Winds' 


'Polvere di Stelle' 



'Red Lightning' 


'Dark Energy'

6.5.16

LA FLEUR DU MOIS

‘CUTIE' – IB - (Schreiner, 1962) 
(Jane Phillips x pumila bleu) X Mrs. Douglas Pattison. 

'Cutie' est apparu dans mon jardin parce que, ne cultivant depuis le début que des grands TB, j'avais eu envie de faire connaissance avec la taille en dessous. Le catalogue Cayeux de l'époque proposait cette variété, que j'ai trouvée jolie, et je l'ai achetée.Le résultat n'a pas été totalement satisfaisant. Est-ce parce que l'éboulis argilo-calcaire sur lequel cette variété a été plantée ne lui convenait pas vraiment ? C'est bien possible : dans un sol pareil on fait pousser des vignes qui donnent un des meilleurs vins de France, mais il arrive que les rhizomes d'iris rechignent à s'en accommoder. Toujours est-il que 'Cutie' n'a jamais bien poussé. Pendant plusieurs années il s'est contenté de donner naissance à deux ou trois hampes, pas plus, avec un nombre restreint de boutons floraux, puis il s'est mis à dépérir et il a fini par disparaître... Je l'ai malgré tout regretté parce que j'appréciais son modèle et ses couleurs.

La description que la famille Schreiner en a fait pour son enregistrement ne rend pas franchement justice à ce petit iris : « Pétales blanc pur ; Sépales blancs avec marques bleu-turquoise. » C'est succinct mais exact. Personnellement je dirais plutôt « pétales blanc pur ; sépales blancs griffés de bleu-turquoise clair ; barbes blanches. » Cette combinaison de couleur n'est pas ce à quoi on peut s'attendre au regard des variétés utilisées dans le croisement à l'origine de la plante. 'Jane Phillips' (Graves, 1946) est un magnifique bleu clair issu du célèbre 'Helen McGregor' (Graves, 1943) et du non moins célèbre 'Great Lakes' (Cousins, 1938). 'Mrs. Douglas Pattison' (Craig, 1950), qui a également 'Great Lakes' dans son pedigree, se présente en violet pourpré clair. Quant au semis de I. pumila bleu, qui constitue le troisième élément cité dans le pedigree, il ne comporte aucune trace de blanc. Ce blanc, il faut remonter à 'Purissima', qu'on trouve derrière 'Helen McGregor', pour le découvrir.

Quoi qu'il en soit, ce 'Cutie' est vraiment une jolie fleur, très classique, mais très fraîche et agréable à l'oeil. D'ailleurs personne ne s'y est trompé et la Médaille de Sass qui lui a été attribuée par les juges américains en 1965 en est la preuve.

 Ce petit 'Cutie' a un sosie (et cousin), 'Tamino' (Schreiner, 1964), mais en dehors de cela, j'ai bien cherché, mais je ne lui ai trouvé aucune descendance officielle. Il est donc manifestement stérile. C'est l'ennui avec les anciens IB, et c'est ce qui fait qu'ils n'ont pas réussi à sortir d'un succès d'estime, condamnés à rester sans descendance et, de ce fait, boudés par les hybrideurs.

Quels que soient ses défauts ou ses insuffisances, 'Cutie' s'est bien maintenu dans les jardins d'iris. On le rencontre encore assez souvent et il n'y a pas moyen de se tromper. Il fait partie des variétés reconnaissables au premier coup d'oeil, ce qui est la preuve de son indéniable originalité.

Illustrations : 



'Cutie' 


'Jane Phillips' 


'Mrs. Douglas Pattison' 


'Helen McGregor' 


'Tamino'

PRODUIT DE FRANCE

Depuis l'année 2000 nos compatriotes n'hésitent plus à enregistrer les produits de leurs hybridations. Cela nous vaut une abondance de nouvelles variétés dont la qualité progresse d'année en année. Et de nombreux nouveaux hybrideurs se font ainsi connaître à côté d'anciens toujours aussi valeureux. Pendant quelques semaines nous allons rendre hommage aux uns et aux autres en publiant les photos de leurs plus belles réalisations.

2012
 Année record. Soixante enregistrements !


 'Nuit Satinée' (R. Cayeux, 2012) - Badlands X Black Suited 


'Panshiri Charm' (L. Ransom, 2012) AB - Désiris X Eastern Blush 


 'Rive Gauche' (V. Sazio / L. Anfosso, 2012) - Deep Fire X Royal Premiere 


 'Vosges Blue Line' (M. Balland, 2012) – Parents inconnus

GUETTER

Passée l'équinoxe de printemps, l'amateur d'iris se sent envahi par une envie de fleurs. Les matins encore frais ne l'empêchent pas de se rendre dès son lever jusqu'au jardin. Il y a tellement de choses intéressantes qui ont lieu à ce moment ! De la terre fraîchement désherbée s'élèvent les bouquets de feuilles d'où jailliront bientôt les hampes florales. Dans les heures encore un peu grises du jour levant l'amateur peut constater chaque jour les progrès de ses protégées. Il a l'impression qu'elle ont profité de la nuit pour se hausser d'un ou deux centimètre ! Cette visite matinale est un peu celle de l éleveur qui vient s'assurer de ce que ses vaches ont passé une nuit paisible, ou de la fermière qui arrive pour ouvrir les portes du poulailler et qui vérifie que toutes ses volailles sont bien là. Maudits soient les jours de pluie qui retardent ou même empêchent cette visite matinale et son lot de surprises, bonnes ou mauvaises ( et, à cette saison, plus souvent mauvaises que bonnes) : l'amorce d'un trou de lapin, les méfaits d'un corbeau à la recherche de quelque graine ou de quelque ver à se mettre sous le bec, les ravages d'un gel tardif sur les plantes les plus avancées...

Les soirées qui s'allongent et que l'heure d'été rend encore plus attrayantes incitent notre jardinier à traîner un peu parmi ses bordures. C'est un à regret qu'il va les abandonner pour la nuit, les laissant à la merci des petits êtres pervers qui s'aventurent dans les jardins dès que ceux-ci sont plongés dans l'obscurité, pour grignoter les pousses tendres et ruiner maints espoirs de floraison. C'est qu'il a tant de choses à craindre, notre ami l'amateur d'iris ! Entre les phénomènes naturels et les dégâts animaux, ses précieux iris vivent des printemps pleins de risques. Est-ce pour cela qu'ils se dépêchent de pousser, hissant chaque jour un peu plus haut leurs tiges chargées des promesses de fleurs ?

 Quand il ne tremble pas devant les malheurs qu'il redoute pour ses protégées, l'amateur attend. Le début du printemps met ses nerfs et sa patience à l'épreuve. Peut-être est-ce la délivrance qu'il ressent lors de l'éclosion des premières fleurs qui rend cet instant si magique. Après deux mois de tension, la début de la floraison est un grand moment de satisfaction. Même s'il peut advenir que ce dont il a rêvé en matière de splendeur et d'abondance de fleurs ne se réalise pas – ou pas complètement -, il oublie vite ses soucis de mars et ses impatiences d'avril. Et même si de petits malheurs peuvent frapper sa collection, du genre d'une rafale de vent ou d'une averse de grêle, à moins qu'il ne s'agisse des effets du balancement d'un sac à main mal maintenu par une visiteuse étourdie, il est emporté par l'ivresse des fleurs, leur doux parfum sucré et leurs exaltantes couleurs. Viendra l'heure des analyses ou des exégèses : Les plantes ont-elles bien poussé, ont-elles produit assez de nouvelles plantules, les tiges résistent-t-elles bien au vent, les fleurs restent-elles assez longtemps présentables, s'ouvrent-elles harmonieusement, sont-elles bien étagées le long des hampes ? Et bien d'autres interrogations qui semblent superflues au béotien, mais qui ont une importance majeure pour celui qui apprécie les iris dans tous leurs détails. En attendant ce moment d'examen sérieux, c'est l'enthousiasme qui prime. Peu à peu il va s'émousser, bien sûr, et il n'est pas certain que les plantes tardives seront observées avec autant d'attention et d'envie que les toute premières. Mais quand on attend depuis des semaines, quand on guette au jour le jour les avancées de la végétation, il est inévitable que vienne, sur le tard, une certaine lassitude.

 Pour l'instant une énergie vitale anime notre ami l'amateur. Voyez son impatience : chaque jour, il effleure la base des hampes, là où elles jaillissent de leur écrin de feuilles et, avec la délicatesse d'un aveugle sur son texte en Braille, il recherche sous ses doigts ce petit renflement, en forme de calisson, qui annonce l'existence, tellement attendue, d'une fleur prochaine.

29.4.16

PRODUIT DE FRANCE

Depuis l'année 2000 nos compatriotes n'hésitent plus à enregistrer les produits de leurs hybridations. Cela nous vaut une abondance de nouvelles variétés dont la qualité progresse d'année en année. Et de nombreux nouveaux hybrideurs se font ainsi connaître à côté d'anciens toujours aussi valeureux. Pendant quelques semaines nous allons rendre hommage aux uns et aux autres en publiant les photos de leurs plus belles réalisations.

 2011

On peut faire pour 2011 le même commentaire que pour 2010.


'Aigue Marine' (R. Cayeux, 2011) - Frison-Roche X Heure Bleue 


'André Cavaillé' (L. Ransom, 2011) SPU - I. orientalis (ochroleuca) “Gigantea” X (Ila Crawford x inconnu) 


'Feu de Saint Jean' (M. Portal, 2011) - Afternoon Delight X inconnu 


'Fleur de Lumière' (A. Chapelle, 2011) - Bermuda Beach X Decadence

ECHOS DU MONDE DES IRIS

471

C'est le nombre de variétés en compétition pour le Symposium (ou Scrutin de Popularité) de 2016. Parmi celles-ci les votants désigneront les 100 variétés préférées des irisariens américains.

LA BANDE DES SEPT

Pendant dix ans, de 1963 à 1972, l'AIS a décerné une récompense spéciale destinée à distinguer les meilleurs iris « rouges ». C'était le Cook-Lapham Bowl. Par la suite elle a renoncé à cette récompense au motif qu'il aurait fallu créer d'autres récompenses semblables pour toutes les autres couleurs ou tous les autres modèles. On n'en finissait pas !

La Maison Schreiner a trusté cette récompense : elle l'a obtenue sept fois sur dix.
1964 = 'Jungle Fires' (1960)
1966 = 'Gypsy Jewels' (1963)
1967 = 'Frontier Marshall' (1964)
1968 = 'Jewel Tone' (1966)
1969 = 'War Lord' (1968)
1970 = 'Fireball' (1967)
1972 = 'Post Time' (1971)
Les autres vainqueurs furent :
1963 = 'Captain Gallant' (Schmelzer, 1957) 1
965 = 'Tomeco' (Suiter, 1959)
1971 = 'Caliente' (Luihn, 1967)

 C'est la connaissance des sept variétés Schreiner que nous allons faire aujourd'hui.

'Jungle Fires' (Schreiner, 1960) - ((Argus Pheasant x Pacemaker) x Brittania) X Defiance. Descend du mordoré 'Argus Pheasant', DM 1952, et du « rouge » Pacemaker, très apprécié en son temps ;
'Gypsy Jewels' (Schreiner, 1963) - Caldron X semis. Son parent femelle, 'Caldron', est un rouge qui a reçu un accueil remarquable et a eu une diffusion mondiale ;
'Frontier Marshall' (Schreiner, 1964) - (Trim x Tall Chief) X Gypsy Jewels. Le couple Trim x Tall Chief réunit deux des champions rouges des années 1950/60 ; 'Frontier Marshall' est un des « rouges » les plus appréciés, encore aujourd'hui ;
'Jewel Tone' (Schreiner, 1966) – (semis x (semis x (Casa Morena x Burmese Ruby))) x (((Orelio x Pacemaker))) x Trim X Tomeco. Son pedigree plutôt compliqué est à l'origine d'un « rouge » qui a eu une diffusion mondiale ;
'War Lord' (Schreiner, 1969) - Fire Magic X Gypsy Jewels. Un des plus beaux « rouges » de tous les temps ;
'Fireball' (Schreiner, 1967) - Gypsy Jewels X Fire Magic. Peut-être le moins connu de la bande des sept. Qu'il ait été utilisé dans un sens ou dans l'autre, 'Fire Magic' (Schreiner, 1961) a engendré des « rouges » de qualité : les trois cités ici, mais aussi 'Garnet Robe' (Schreiner, 1976) et même 'Crimson Fire' (Schreiner, 1990) ;
'Post Time' (Schreiner, 1971) - Vitafire X ((semis x semis) x Fire Magic). 'Vitafire' n'a pas remporté la C-L Bowl, mais c'est certainement un des « rouges » les plus proches du rouge  « pompier » si fébrilement recherché. 'Post Time' est un de ses plus beaux descendants parmi lesquels on compte également 'Margrave' (1978) et 'Velours Rouge' (1979), de beaux rouges frères de semis obtenus par Jean Cayeux.

A côté de ces sept-là, les trois privilégiés qui ont réussi à triompher de l'hégémonie des produits Schreiner ne sont pas des inconnus. 'Tomeco' est l'une des pierres angulaires de la recherche du rouge le plus pur. 'Captain Gallant' et 'Caliente' sont bien connus chez nous car ils ont fait longtemps partie des offres des grands producteurs. Ce sont l'un et l'autre de vraiment beaux « rouges ». Il y a aussi les variétés qui apparaissent sur le podium du C-L Bowl, sans avoir atteint la première place, on trouve plusieurs années de suite 'Bang' (Craig, 1955), 'Main Event' (Les Peterson, 1958) et 'Velvet Robe (Schreiner, 1960). 'Main Event' n'a pas eu la chance d'être diffusé en France. Ce sont les unes et les autres de très bonnes plantes de jardin.

 Cette « bande des sept » constitue un résumé de ce qui s'est fait de mieux en matière d'iris « rouges » il y a cinquante ans. Ces variétés ne sont pas démodées car les iris « rouges » ont toujours des fleurs d'apparence classique, peu ondulée mais bien proportionnée. Il ne faut pas cependant compter sur les bouillonnés recherchés maintenant. De ce fait la couleur rouge (ou acajou, ou bordeaux, ou bourgogne) n'est plus guère au goût du jour, même si il y a des nouveautés brillantes, comme 'Fortunate Son' (Schreiner, 2006) ou 'Barbaro' (Filardi, 2008).

Les obtenteurs et leurs clients se tournent vers les couleurs ou associations de couleurs voyantes, à défaut d'être toujours de très bon goût. Pourtant, au jardin, la présence des variétés « rouges » est, à mon avis, indispensable et l'on peut toujours faire appel à la bande des sept pour ce rôle.

 Illustrations : 


 'Frontier Marshall' 


'War Lord' 


'Captain Gallant' 


'Barbaro'

15.4.16

PRODUIT DE FRANCE

Depuis l'année 2000 nos compatriotes n'hésitent plus à enregistrer les produits de leurs hybridations. Cela nous vaut une abondance de nouvelles variétés dont la qualité progresse d'année en année. Et de nombreux nouveaux hybrideurs se font ainsi connaître à côté d'anciens toujours aussi valeureux. Pendant quelques semaines nous allons rendre hommage aux uns et aux autres en publiant les photos de leurs plus belles réalisations.

 2010 Une belle année, riche et contrastée.

'Chanson de Geste' (J.C. Jacob, 2010) - (Silverado x Chartreuse Ruffles) X Conjuration

 'Gourmandise d'Ardèche' (S. Cancade, 2010) - Celebration Song X Let’s Boogie

 'Plume d'Ange' (A. Chapelle, 2010) - First One X Decadence

'Simplicité Bleue' (L. Ransom, 2010) - Titanium X Gladys Clarke

SOIXANTE-QUINZE ANS DE LUMINATAS

C'est celui qui les connaît le plus qui en parle le mieux. Dans un article publié dans le numéro d'avril 2012 du bulletin de l'AIS, Keith Keppel a fait le point sur les iris du modèle baptisé « luminata » dont il s'est fait une spécialité. C'est à partir de ce texte que la chronique d'aujourd'hui a été réalisée.

Pour commencer il faut préciser un peu de quoi on parle et faire la différence entre trois situations propres au domaine des iris : le « glaciatisme », le « plicatisme » et le « luminatisme ». Trois situations à propos desquelles deux théories ont été échafaudées.

La théorie la plus couramment acceptée est celle élaborée par Keith Keppel qui fait appel à trois gènes voisins mais différents agissant sur le développement des pigments anthocyaniques dans les fleurs d'iris. Le premier gène, celui qui intervient dans les iris glaciatas, bloque totalement les pigments bleus ou violets, ce qui donne des fleurs où les pigments caroténoïdes (ou leur absence) apparaissent dans toute leur pureté.Un autre gène, voisin, crée la situation que l'on constate sur les plicatas : le blocage des gènes anthocyaniques est partiel et intervient essentiellement dans les pétales et au centre des sépales, créant ce dégradé de coloration caractéristique. Enfin un troisième gène provoque l'apparition du modèle luminata : la paralysie des pigments anthocyaniques se produit en partie sur les pétales, et plus vigoureusement sur les sépales où le cœur de la fleur apparaît dépourvu de pigments bleus ou violets, de même qu'a la bordure des pièces florales et sur les barbes. Keppel justifie l'existence de trois gènes différents par le fait que les trois situations peuvent exister simultanément sur certaines fleurs, créant par exemple des « luminata-plicatas ». Avec quelques autres spécialistes, il a rédigé en 1990 une définition du modèle luminata d'une précision admirable (1) : « Luminata est une disposition des pigments anthocyaniques génétiquement reproductible où la couleur est présente sous forme de marbrures irrégulières dans la zone centrale des pétales, et plus ou moins absente des zones périphériques.L'effet de marbrure est produit par des veines non-anthocyaniques (blanc, jaune, rose ou orange), et il n'y a pas d'anthocyanine dans une zone située de chaque côté de la barbe (zone qui s'étend plus ou moins en direction de la bordure du sépale), ainsi que dans la barbe elle-même. Le modèle luminata peut apparaître seul ou en combinaison avec le modèle plicata ; quand ils sont en combinaison, les modèles se superposent, ne laissant presque aucune partie de la fleur privée de coloration anthocyanique. On donne généralement à cette combinaison le nom de « luminata-plicata » ou « lumi-plic ».

Une autre théorie a été proposée par Chuck Chapman. Celui-ci a émis l’hypothèse que la pureté idéale représentée par le modèle glaciata pourrait être encore plus dégradée que dans le cas des luminatas qui constitueraient un premier degré de dégradation. A un second degré, seule une zone franchement blanche, sous les barbes, serait nettoyée des pigments anthocyaniques. Au troisième degré, il n’y aurait plus que les barbes à être franchement blanches. Enfin, lorsque l’inhibition est totalement absente, on serait en présence d’une fleur parfaitement envahie par les pigments anthocyaniques et donc d’un bleu, d’un violet ou d’un brun (à cause de l’effet conjugué des deux familles de pigments) sans trace de blanc, un anti-glaciata, en quelque sorte. Il attribue ces dégradations successives à l’intervention plus ou moins efficace d’un gène inhibiteur. Il voit ce gène à la puissance 4 chez les glaciatas, à la puissance 3 chez les luminatas, à la puissance 2 chez les ‘zonals’ ou ‘zonatas’, à la puissance 1 chez lez iris bleus à barbes blanches et à la puissance 0 chez les iris entièrement ‘gouachés’ d’anthocyanine.

Quelle que soit la réalité, il existe bien un modèle spécifique que Keppel définit ainsi (1) :
1) La barbe et une surface de chaque côté de la barbe sont blanches ou colorées de pigments caroténoïdes (jaune, rose ou orange) ;
2) Les bras du style sont colorés de la même façon bien que quelque trace de pigmentation anthocyanique puisse apparaître sur la partie supérieure ;
3) Les pétales sont marqués de façon irrégulière (qu'on appelle généralement marbrure ou brossage) par un coloris anthocyanique qui diminue d'un certaine intensité en allant vers les bords. La marbrure est causée par un veinage de couleur non-anthocyanique (blanc, jaune, rose ou orange). L'extérieur des pétales peut avoir une bordure ou un liseré non-anthocyanique prononcé, mais le bord peut aussi n'avoir qu'une légère décoloration, enfin l'effet peut se situer n'importe où entre ces extrêmes ;
4) Le degré de coloration anthocyanique peut se situer n'importe où entre les extrêmes ; il peut aussi bien aller d'un marquage très dense et sombre, jusqu'à un léger poudrage. »

 Ce modèle a une histoire particulière et qui mérite d'être contée, dont l'apparition est datée du début des années 1940, dans les rangs de la pépinière des frères Sass, dans le Nebraska. Même si Keppel affirme que le modèle luminata se trouvait déjà, conjointement avec le modèle plicata dans des variétés de Ferdinand Cayeux comme 'Ensorceleur' (1924) ou 'Madame Louis Aureau' (1934), c'est le côté plicata qui est le plus visible sur ces deux variétés : 'Ensorceleur' est décrit comme possédant des pétales blancs et des sépales à peine teintés de bleu, brodés de dessins lilas ; 'Madame Louis Aureau' a des pétales à dominante bruyère et des sépales très blancs au centre, puis nettement marqués d'un plumetis bruyère. 'Madame Louis Aureau figure dans le pedigree du premier luminata découvert par Jacob Sass. En revanche on n'est pas très renseigné sur 'Bertha Gersdorff' (1941) – premier luminata enregistré - puisque le relevé de l'AIS dit seulement qu'il est le produit du croisement de deux plicatas...

Au début, il n'y a guère que les Sass à avoir trouvé de l'intérêt à ces fleurs que ceux qui ne les aimaient guère qualifiaient pudiquement de « odd » ou de « weird », ce qui veut dire à peu près la même chose, soit « bizarre » ou « étrange ». Ils ont donc enregistré plusieurs variétés de ce modèle, comme 'le très célèbre 'Moonlit Sea' (1942) ou bien 'Cuban Carnival' (1948). Une autre variété de la même décennie a atteint une certaine renommée, il s'agit de 'Aladdin's Wish' (Murawska, 1943).

Les années 1950 ont vu une progression lente mais constante de l'intérêt pour les luminatas, sans pour autant que leur côté incongru soit oublié. En témoigne certains noms attribués aux cultivars enregistrés. Comme 'Ghostie' (Craig, 1949) ou 'Weirdie' (Craig, 1949). Peu à peu néanmoins le modèle se banalise : 'Can-Can' (Craig,1951) ; 'Wish Again' (Muhlestein, 1952) ; 'Glowing Amber' (Craig, 1953) ; 'Fancy Flare' (Austin, 1955) ; 'Cuba Libre' (Plough, 1956) ; 'Moonlight Midnight' (Vallette, 1958)...

Ce n'est qu'au cours des années 1960 que sont apparus les premiers luminatas européens. Ils sont allemands et s'appellent 'Havelberg' (Schwarz, 1959) ou 'Havelsee' (Werckmeister, 1966). Ce dernier est décrit comme « sépales blancs poudrés de bleu, pétales blancs poudrés de bleu plus sombre », ce qui n'est pas très explicite. Mais ces expériences n'ont pas eu vraiment de suite, ni en Europe, ni ailleurs, et il faut attendre la fin des années 1990 pour que les luminatas connaissent un regain d'intérêt.

Cette renaissance est due exclusivement au travail de Keith Keppel qui a enregistré simultanément trois variétés exemplaires :
'Spirit World' (1992)
'Mind Reader' (1992)
'Flights of Fancy' (1992).
Les deux premiers sont des frères de semis, le troisième est un cousin très proche. Chez les trois on retrouve les mêmes géniteurs, 'Irma Melrose', 'Tea Apron', 'April Melody' associés à quelques autres variétés classiques chez Keppel.

Ces trois iris ont déclenché un véritable engouement, et des dizaines de luminatas sont apparus chez tous les bons faiseurs américains (Ghio, Baumunk, Black, Johnson, Christopherson, Spoon...). Les obtenteurs de l'ancien monde hésitent encore à s'y mettre, Mais les australiens ne sont pas en reste ! Parce que, tout comme chez les plicatas, l'infinie variété des combinaisons ouvre un immense champ de recherche, le modèle est en plein développement.

Tous les amateurs d'iris seront de l'avis de Keith Keppel qui m'a écrit : « Voir une planche en fleur de semis de plicatas ou de luminatas , c'est comme regarder dans un kaléidoscope : chaque tour (chaque semis) est une expérience visuelle unique. »

Illustrations : 



'Aladdin's Wish' 


'Havelberg' 


'Elisabethan Age'


'Shine on Thru' 


semis Keppel 

(1) Bulletin AIS n° 277 (avril 1990)

8.4.16

PRODUIT DE FRANCE

Depuis l'année 2000 nos compatriotes n'hésitent plus à enregistrer les produits de leurs hybridations. Cela nous vaut une abondance de nouvelles variétés dont la qualité progresse d'année en année. Et de nombreux nouveaux hybrideurs se font ainsi connaître à côté d'anciens toujours aussi valeureux. Pendant quelques semaines nous allons rendre hommage aux uns et aux autres en publiant les photos de leurs plus belles réalisations. 

2009

La famille Anfosso fait une réapparition en enregistrant une variété déjà ancienne, mais très recherchée, en particulier aux USA.


 'Dakar' (B. Laporte, 2009) - Designer Gown X Ostrogoth 


 'Jeunesse Dorée' (L. Ransom, 2009) SDB - Cassis X (Bantam x Punk) 


 'Lumière d'Automne' (E. Besse / L. Anfosso, 2009) – parents inconnus 


'Rintintin' (R.L. Vasquez, 2009) - Papillon de Mai X Good Show

ECHOS DU MONDE DES IRIS

ROUTE ÉPHÉMÈRE DES IRIS 

Cinq parcs et jardins et deux producteurs d'iris se sont regroupés pour créer un « circuit floral » à la découverte de l’univers des iris. Cela se passe en Val de Loire, entre Sologne et Berry. Les producteurs sont, évidemment les Maisons Bourdillon et Cayeux, et les jardins ceux de :
Domaine de Chaumont-sur-Loire, au château de Chaumont (Loir et Cher) ;
Parc Floral de La Source à Orléans (Loiret) ;
Le Jardin de Marie, à Neuilly en Sancerre (Cher) ;
Parc du Château de Pesselières, à Jalognes (Cher) ;
Parc Floral d'Apremont, à Apremont sur Allier (Cher).

 Les cinq sites Parcs et Jardins associés proposent d’importantes collections d’iris, remarquablement conduites, que l'on pourra voir, mises en valeur dans un écrin de verdure et associées à d’autres plantes.
 Quant aux deux producteurs, il n'est plus besoin de les présenter aux lecteurs d'Irisenligne. Voilà une initiative heureuse qui devrait rencontrer un franc succès parmi les amateurs d'iris, tout comme parmi les jardiniers en général.

 IRIS EN BOURBONNAIS

 Une grande amie des iris, qui amasse ces fleurs depuis une quarantaine d'années a décidé de faire profiter tout un chacun de sa magnifique collection sous la forme d'un site, « Iris en Bourbonnais » qui traite de tout ce qui concerne les iris. Habile photographe, elle a mis en images avec un art éprouvé tous les iris qui, à ce jour, ont fleuri dans son jardin. Cette masse de documents s'enrichira au fil des ans et des nouvelles acquisitions.
A noter que cette année le jardin « Iris en Bourbonnais » sera accessible au public du jeudi 5 mai au dimanche 5 juin tous les après-midi de 14h à 19h à l’exception du mercredi, et que certaines plantes seront en ventes.

Christine COSI 
Le Brégeot - 03470 - Saligny sur Roudon (entre Moulins et Paray le Monial) 
http://irismania1.e-monsite.com/