7.3.14

ECHOS DU MONDE DES IRIS

Un diplôme d'hybrideur ? 

 Sur le forum “Iris Lovers”, une vive discussion, qui a malheureusement sombré dans l'invective et la confusion, a eu lieu sur le sujet suivant : “Qu'est-ce qu'un hybrideur ?” La personne qui a lancé ce débat soutenait que ce qualificatif ne convenait pas à ceux qui se contentent de croiser deux variétés d'iris (puis font enregistrer leurs obtentions), mais qu'il devrait être réservé à ceux dont l'hybridation est le métier. Certains ont abondé en ce sens, d'autres on considéré au contraire qu'on est hybrideur dès lors qu'on pratique l'hybridation.

 Pour distinguer entre hybrideurs professionnels et hybrideurs amateurs, il faudrait une sorte de certificat d'aptitude professionnel dont on ne voit pas qui pourrait le délivrer et avec quelle légitimité dans un monde ouvert et libre. Il est préférable de laisser à chacun la responsabilité de ses actes. Il y aura toujours des hybrideurs amateurs, qui pratiqueront pour leur plaisir et enregistreront parce qu'ils considèreront leur travail comme suffisamment achevé. Et il y aura des “pros”, dont les obtentions seront commercialisées et appréciées partout dans le monde. Mais gardons-nous de tout distinguo arbitraire.

4 commentaires:

jérôme a dit…

Bonjour Sylvain,

assez étonnant de vouloir distinguer les hybrideurs pros et amateurs, les deux ne se valent-ils pas?
On est hybrideur dès lors qu'on hybride il n'y a pas à chercher plus loin, en quoi les professionnels auraient plus de mérites que les amateurs?
Après pour ce qui est de la qualité des iris c'est autre chose et là encore des obtentions d'amateurs sont souvent au même niveau des pros si ce n'est plus.

Sylvain a dit…

Va expliquer cela à la dame qui prêche le contraire !

gerard a dit…

La discussion engagée sur Iris Lovers avait pour but réel (mais caché) de règler des comptes avec les amateurs d'iris français, ce dont la dame s'est expliquée dans un post d'ailleurs vite retiré disant qu'elle n'avait rien de commun avec eux (ce dont je lui donne volontiers acte).
Sur le fond les choses sont assez simples : on ne nait pas hybrideur, on le devient et si j'ose dire, le plus beau des chênes a commencé par un gland. Ceux que cette dame caricature comme étant des "pollen daubers" (entendons des "barbouilleurs de pollen" ont parfois produit des iris remarquables et remarqués (dont une médaille de Dykes: Debby Rairdon).
Nos jeunes (et moins jeunes) hybrideurs français ont réussi des obtentions magnifiques n'en déplaise à cette dame. J'espère qu'on les retrouvera bientôt dans de nombreux jardins

jérôme a dit…

Je comprends mieux alors, si cette dame a pour volonté de régler des comptes il n'y a pas à chercher bien loin et je n'ai pas trop l'envie de me lancer dans des discussions virulentes.
Prenont l'exemple de Loïc Tasquier, il ne vit pas de ses iris et ce n'est pas son métier. Doit on dire que c'est un barbouilleur? Je ne suis pas sûr que ça lui fasse plaisir, ses iris sont de qualité, et ça vaut pour d'autres hybrideurs.
Après c'est sûr qu'il faut du temps pour devenir un bon hybrideur...